‹ Le verre, son histoire, sa fabricationChapitre 12 sur 58 · KO · texte numérisé non relu

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Calcul.

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Comme nous ne connaissons pas de silicates naturels ayant une composition analogue, il est pro* bable que ce verre contient à Tétat de simple mélange une partie de la silice, celle-ci étant rendue fusible par les silicates qui raccompagnent. La concordance des nombres qui précèdent avec la formule n'est donc, à mon avis, qu'un résultat fortuit, n'impliquant pas l'existence d'un composé défini. Des phénomènes de ce genre se produisent fréquemment dans la production des alliages métalliques.

En résumé, tout en reconnaissant l'importance et l'intérêt des études faites par M. Benrath, j'estime qu'elles établissent surtout qu'en s'écartant le moins possible des verres normale signalés par ce chimiste, on fabriquera constamment, et à coup sûr, des produits dont l'expérience de tous les jours constate la bonne qualité.

Une fois fondus à la température du rouge blanc, les silicates multiples qui donnent naissance aux verres acquièrent un état de fluidité comparable à celui de l'eau; tout en offrant une grande rigidité quand ils sont refroidis, ils deviennent plastiques, malléables au rouge cerise; de l'état liquide, ils passent à l'état solide en prenant tous les degrés intermédiaires de mollesse. Aussi, de même que la cire sous la main du modeleur, le verre reçoit et conserve toutes les formes qu'on lui donne. Par le soufflage, on en fait des cylindres, des ballons, des objets de gobeleterie de toute nature ; le laminage le transforme en plaques qui servent à faire les glaces; . on Iç met au moule

pour fabriquer les bouteilles; en l'étirant, on en fait des tubes qui, ramollis à la lampe d'émailleur, donnent des fils très-flexibles et d'une finesse extrême, qu'on enroule sur un rouet, qu'on peut travailler comme le lin et la soie, et dont on a fait des aigrettes, de brillants tissus et même des perruques.

Action de la chaleur sur les verres.

Trempe et recuit du verre.

Le verre, étant un corps à la fois mauvais conducteur de la chaleur et très-fragile, éclate immédiatement quand, étant chaud, on le soumet à un brusque refroidissement. Tous les objets en verre, quel que soit leur mode de fabrication, sont le résultat d'un travail très-rapide; soumis à un refroidissement brusque par l'air ambiant, ils sont tellement cassants qu'ils ne seraient propres à aucun usage si l'on ne corrigeait ce défaut par une opération ultérieure, le recuity qu'on fait subir à toutes les pièces fabriquées. Dans ce but, on dépose ces pièces aussitôt après qu'elles sont terminées, et encore rouges, dans une longue galerie chauffée par la chaleur perdue ou dans un four spécial, et on les fait cheminer de manière que leur refroidissement se fasse très-lentement; ou bien on bouche les ouvertures de ce four, lorsqu'il est plein, dans le but d'obtenir le même résultat. Le recuit est d'autant plus difficile à obtenir, et doit être d'autant plus soigné, que les pièces de verre sont plus épaisses et plus volumineuses. C'est à un recuit insuffisant qu'il faut

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