‹ Le verre, son histoire, sa fabricationChapitre 17 sur 58 · ACTION DE LA CHALBUR · texte numérisé non relu

ACTION DE LA CHALBUR

Deux points essentiels, d'après M. Ârmengaud, caractérisent le procédé de M, de la Bastie. Ce sonl : !• réchauffement du verre à une température telle qu'il devienne malléable; S*" son immersion à cet état dans un bain composé de plusieurs matières grasses» cire, graisse, huile, résine, etc., ce bain étant porté lui-même à une température bien supérieure à celle de TébuUition de l'eau. C'est la différence de ces deux températures dans des limites assez élevées qui donne le durcissement.

Pour réaliser pratiquement ces deux conditions, l'auteur de cette découverte s'est heurté d'abord à de nombreux obstacles ; il n'est parvenu à les surmonter qu'à la suite de longues et patientes recherches.

Il faut, en premier lieu, empêcher que le bain ne s'enflamme, soit en raison de la haute température à laquelle il est porté, soit par son contact avec le verre chauffé. D'un autre côté, le verre, rendu malléable par la chaleur, ne doit pas se déformer. Enfin il est nécessaire de le manipuler à distance, sans le toucher, et en évitant tout choc capable de le briser avant la trempe.

On a rempli ces conditions en isolant de l'air extérieur la chaudière renfermant le bain à tremper; cette chaudière est elle-même en communication avec le four de chauffe. Sur la sole de ce foiir, en face de l'entrée de la chaudière, on a disposé une bascule faisant partie de la sole . même . sur laquelle on pose le verre. Cette bascule étant abaissée, permet au verre -de glisser dans le bain,

Pbligot, Le Verre, 3

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qui renfernde une table mobile dont le plan incliné est la continuation de la pente donnée à la bascule. La feuille de verre peut ainsi changer de place et descendre dans le bain de trempe» sans secousse aucune, en étant constamment soutenue sur toute sa surface. Cet arrangement permet d'éviter à la fois rinflammation du bain de trempe et la défor-

mation du verre» Pour, prévenir le choc du verre lorsqu'il arrive au fond de la cuve, on le fait butter contre un bourrelet ou tampon de toile métallique.

A l'intérieur de l'appareil sont agencéesles parties mobiles qui dirigent automatiquement la marche du verre et qui sont elles-mêmes actionnées par un ouvrier, à l'aide d'un mécanisme de commande disposé à l'extérieur.

Voici maintenant comment l'opération s'exécute : Le four étant suffisamment chaud, l'ouvrier en ferme les portes avec de la terre glaise, entretient le feu avec quelques bûches et interrompt le tirage de la cheminée en la couvrant d'un capuchon. La chaudière, qui est en communication avec le four, a été remplie du mélange des matières grasses; elle est chauffée par les flammes d'un foyer spécial circulant autour de ses parois, sans contact possible avec les matières très-inflammables qu'elle contient. L'ouvrier introduit sur la sole fixe les feuilles de verre graduellement chauffées dans une étuve contiguë au four ; il les pousse sur la bascule qui est en terre réfraclàire bien polie; dès que le verre a acquis le degré de chaleur convenable, un autre ouvrier fait pivoter

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