ACCENT TONIQUE SECONDAIRE
Dans le rwî'ssellement formidable des ponts 0"» e i è é 0°^ à i a è é m°
(ID.)
Une libation de gouttes de rosée
(Hehedia).
Je ne songerai plus que rencontre funeste é è M° e é û è o° m" é û è
(La Fontaine, IX, 2).
Pour que le co/wpagnon des Naïades se plaise U è é w" au" é a a ê è è
Sz hii i:r^ ^^ci—ir^
(Heredia).
Seul de ses affranchis tu m'es toujours fidèle
(Racine)
Et TEuxinvit...
Fuir des étalons blancs rouges du sang des Vierges t é é a M° 0" u ê û o° é è
il I .Il
(Heredia).
Dans tous ces vers Toreille est nettement guidée par l'accent tonique secondaire dû à l'accentuation binaire. Cet accent tombe toujours dans un mot deux, sillabes avant l'accent tonique principal : compagnori, libatior?. Si l'une des sillabes qui précède la finale contient un e muet qui ne se prononce pas dans la prose, cette sillabe ne compte pas
pour la place de l'accent secondaire, bien qu'on la prononce en poésie, parce que le mot garde en vers son accent secondaire sur la même sillabe qu'en prose : rMtssel(le)ment, attendris(se)me7zt. Enfin des expressions comme « étalons blancs, je ne verrai plws » ne forment qu'un mot métrique.
Mais souvent l'oreille ne trouvant de repère nulle part ésite et risque de manquer la division qui fournit les correspondances. L^armonie est faible, et elle ne subsiste même à proprement parler que si l'émistiche est divisible de deux manières ; dans ce cas en effet l'oreille s'arrête forcément à l'une des deux :
Aime pour sa jeunesse et pour sa loyauté è è u a é è eu a a 6 é
(Hugo, Burgraves).
L'aube sur les grands monts se leva frémissante
de il é 0^ u"^ é é a é i o^
(1d., Le jour des rois).
Ah! si la rêverie était toujours possible è ê
ai a e e i e e u u o i