‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son armonieChapitre 50 sur 135 · MOUVEMENTS SUCCESSIFS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS SUCCESSIFS

/>e toutes parts /tressé pAV un /puissant voisin,

Que j'ai su soulever contre cet assassin,

11 me laisse en ces lieux souveraine maîtresse

(Racine, A thalie). h<si ~ ^.

Voir soudain des lions et des tigres, ô roi! Sortir de toutes parts de l'ombre autour de toi t d t t p d h t d t

è ou è a é om° è a

(Hugo, Burgraves).

Que rfes chiens dévorants se rfispu^oient en/re eux

(Racine, Athalie). "5^ <d

Elle veut voir le jour, et sa douleur profonde M'ordonne ^ou^efois d'écarter ^out le monde

(Id. Phèdre); /^^

on écarte chacun successivement ; il i a par conséquent action répétée.

Z)ans le doute mortel dont je suis agiié

(Id., ibid.); 3

ésitations successives.

A V&ppel du /plaisir lorsque ton sein paîïpiie è i et

(Musset, Rappelle-toi);

le mot palpite par lui-même et par lui seul exprime déjà la répétition parce qu'il a deux sillabes commençant par la même occlusive /9 ; pour mettre en un relief singulier et faire particulièrement sentir le mouvement de palpitation, le poète renforce l'élément essentiel de ce mot en le reproduisant dans d'autres mots. Comme Ta dit Becq de Fouquières, p. 220 : « On peut souvent constater que le mot générateur de ridée devient, au moyen de ses éléments phoniques, le générateur sonore du vers et soumet tous les mots secondaires qui l'accompagnent à une sorte de vassalité tonique ». La majeure partie de nos exemples illustrent cette observation.

Sur mon œil ébloui joal/^itait ma paiup'ière

(Th. Gautier).

Les grelots é 6

gr

des troupeaux

é à d t p tr

palpitaient a

vaguement a

JGO, Booz).

Lesbos où les baisers sont comme les cascades

Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fond c sans f sans f

Et courent sanglotant et gloussant par saccades,

an a a a

an an

ni

Orageua; et secrets, fourmillants et profonds :

Lesbos où les baisers sont comme les cascades !

c ce

(Baudelaire, Lesbos).

T'oujours l'inférieur de la ^erre travaille r r r r r

(Hugo, Feuilles d'automne);

répétition continuelle.

Chaque fois qu'en tombant la tQTve re/endt De la foule muette un sourd sanglot sortit

(Lamartine, Jocelyn);

bruit répété; il s'agit des pelletées de terre qu'on jette sur la bière.

Mon père mille fois m'a dit dans mon enfance Qu'avec nous tu juras une sainte alliance

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