LE A^ERS FRANÇAIS
Quand se fut assis sur sa chaise dans l'ombre Et qu'on eût sur son front fermé le souterrain
(Hugo, La Conscience).
Après avoir déterminé la valeur de chacune des spirantes prise isolément, nous sommes aptes à analiser l'effet produit par leur emploi combiné et à déterminer la part qui revient à chacune dans l'effet total :
On marquait d'un fev cAaud le sein /"umant des /"emmes
(Hugo);
ce vers donne une impression exacte de l'idée qu'il exprime; il suggère nettement en nous le sentiment de quelque chose qui fume (/") avec un sifflement (s) chuintant {ch).
C'est toi qui, cAuf^otant dans le souyfle du vent
(Musset, Rolla).
Hier le vent du soir dont le souple caresse Nous apportait Todeur des /"leurs qui s'ouvrent tard
(Hugo, Contemplations).
Nous sentons, /rémissants, dans son théâtre sombre. Passer sur nous le vent de sa houc/ie souy^'lant
{Id., ibid.);
le premier vers exprime le frissonnement; le second peint un ^«ouffle sonrd et légèrement chuintant.
Se trouva fort dépourvue
Quand la bwe fui venue
(La Fontaine I, 1),
souffle faisant entendre un sifflement aigu grâce aux voyelles aiguës.
«Souciant de ses naseaua: élargis l'air qui /"urne
(Heredia, Le ravissement d'Andromède) ;