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LES VERS KS DYADES ET TRIADES COMRINÉES

Nous savons déjà dans quels vers ce type a sa place naturelle ; c'est dans ceux qui sont rythmés à 2-4, 3-3, — 4-2, 3-3, ou 3-3, 2-t, — 3-3, 4-2. Ce système est très harmonieux, plus harmonieux (jue la plupart des systèmes en dyades. bien qu'il ait un lég-er défaut, à savoir que les dyades v sont en nombre impair. Ce défaut devient surtout sensible quand elles sont du type éi^al : l'oreille risque de s'ég-arer. Les trois dyades doivent se trouver dans le même hémistiche. Ainsi le vers de Musset cité plus haut :

^'oici la verte Ecosse el la brune Italie,

se divise de la manière suivante au point de vue de l'harmonie :

'' ' r'< è é à eu ù ?■ fi i

II se prêterait également bien à la suivante :

Cette division est même très séduisante sur le papier parce que tous les éléments commencent par une voyelle éclatante pour finir par une voyelle claire et que les deux triades séparent l'une de l'autre les trois dyades avec une régularité parfaite. Néanmoins ce système est dépourvu de toute existence réelle, parce que le rythme et les séparations des mots empêcheront toujours toute oreille de le saisir.

412 VERS E> DVADO-TRIADES

Voici de beaux exemples de vers en dyado-triades

Ondoyaient au soleil jjarmi les fleurs des eaux H" a. è ô à è H i é è é 6

(xMussET, Rolla).

Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissance u° a e é a a é é é e" / o"

(Racine Bnlannicus).

L omlire était nuptiale, auguste et solennelle u° é è l'i i a n u é à a è

(HiGo, Booz).

Jadis on j^uerroyait, maintenant on samuse a i u" è a è e° é o° u" a ii

(Id., Burgraves).

Le blé, riche présent de la blonde Cérès é été e o" ê a ii'^ é é è

(La Fontaine, IX, U).

Jouis, et te souviens qu on ne vit qu'une fois u i é é u e" u" ù i ii c a

(Chémer;.

Jamais auprès des fous ne te mets à portée a è 6 è é u é é è a o é

(La Fontaine, IX, 8i.

Vit dans ses larges veux étoiles de points d'or, t o" é a é (i é a é ë e" n

(Heredia).

Et vous avez soufflé sur le souflle de Dieu é u a é u é ù è u c è o

(Musset, La coupe el les lèvres j.

DVAUO-TIUAUKS 413

Quand il voyait passer (juelqne pauvre glaneuse 0" / a è f? é c c II c h ô

(Hl'go, Booz).

Va que ta main peuplait des oublis de ton cieur é c a e" é è é u i é h" é

, Musset, \ainouna) .

La rive est aux deux bords de guerrières jonchée a i è ('» u ù è è è è u" é

(Heredia, Le Thermodon).

Je les appelle gueux et voleurs, c'est leur nom è é a è è 6 é <) é è é u"

(Hugo, Paroles de géant).

La Bélisa passait sur sa mule au galop a é i a a è ii a ii 6 a ô

(Musset, Don Paez).

Ceux dans lesquels les dyades sont égales sont sensiblement moins harmonieux:

Qui nous vint d'Italie, et qui lui vint des cieux / (7 e" ; a i é i i e" é o

(Id., Lucie)

Mais la pauvre Espagnole au cœur était blessée è a 6 è a ô ô c é è è é

( Id., Xamouna).

Plus belle qu'Artémis aux forêts d'Orlygie u è è a é i (> ô è ô i i

(Leconte de Lisle).

Booz ne savait point ({u'une femme était là, ô ô è a i' e" ù è a é è a

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