‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son harmonieChapitre 14 sur 115 · LE CONTRK-REJET I;T LE REJET · texte numérisé non relu

LE CONTRK-REJET I;T LE REJET

Par ma barbe, dit l'autre, il est bon ; et je loue | Les gens bien sensés comme loi

fl»., III, 5.)

Attendez les zéphyrs ; qui vous presse ? un corbeau j Toul à l'heure annonçoil malheur à quelque oiseau

(Id., IX, 2).

L'Etoile, oui, oui, ri']toile ; à ses regards la moelle Bout dans mes os, ainsi | qu'un feu bien apprêté Fait bouillir un bouillon. . .

(Id., Ragotin).

N'y souffrant rien, il a | gambadé de plus belle

{Id. Jbid.).

Je vous aime. Ce mot | me coûte à prononcer

(Corneille, Attila).

A tout prendre, ce n'est | la tromper quà demi

(Id., La place royale).

Ah ! — Mon père, êtes-vous | content de raudience?

1 Racine, Les plaideurs).

\'ovez cet autre avec | sa face de carême

(Id., Ihid.).

Je meurs plus tard : voilà ] toul le fruit de ma feinte

(Id., Bajazet).

. . .Ah 1 mon frère, une femme | Aisément d'un mari peut bien surprendre Vàme

(MoLiÈKE, Tartuffe).

Vous me feriez damner, ma mère. Je vous di | Que fai vu de mes yeux un crime si hardi

(Id., Ibid.).

Un klephte a pour tous biens l'air du ciel, Teau des puits, Un bon fusil bronzé par la fumée, et puis | La liberté sur la montagne

(Hugo, Les orientales).

56 LE KEJET

Car tu m'as supporté trop longtemps, Ciir je suis | Mauvais, je noircirais ] les jours avec mes nuits

(Id., llernani).

Elle Tembrasse, et moi | je suis dans mon tombeau

(Id., Contemplations).

L'heure a sonné. Le bras | se lève pour punir

(Id., Cronnvell).

Hernani ! je vous aime et vous pardonne, et n'ai | Que de l'amour pour vous.

(Id., llernani).

Nous autres gens de cour, on nous croit têtes folles, Médisants, curieux, indiscrets, brouillons ; mais | Nous bavardons toujours et ne parlons jamais

(^Id., Marion de Lorme).

. . . Vous êtes brusque, mais | Je vous dois d'être en vie., et, s'il vous faut jamais

(Id., Ibid.).

Il ne croit à rien ; mais — quel chaos d^âme obscur !

1 Id., Torquemada).

Il ne sera pas inutile pour tout le monde de noter que dans ce vers le tiret après « mais » est de V. Hugo.

Dénoncer, c'est mal ; mais | être rôti, cest pire

(Id., Ibid.).

Ce burg- les gêne. Ils ont | résolu de Vabattre

(Id., Welf, castellan d'Osbor).

Qu'il vive ! au couvent ! Mais ] s'il reparaît plus tard

(Id., Le petit roi de Galice).

Le gouffre attend. Il faut | que Vun des deux y tombe

(Id., Eviradnus).

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