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EXPRESSION DE LA DOL'LEUR

« Sa voix s'élève, et sa plainte retentit, aiguë, prolongée et perçante, sur une note gémissante en / » (Stapfer, Racine et V. Hugo). Il y a en outre insistance sur une même idée; cf. le chapitre précédent, p. 225 à 229.

Dispensez-moi, je vous sHppl/e,

Tous plaisirs pour moi sont perdue.

J'aimois un (ïls plus que ma vie :

Je nai que lut; que dts-je, hélas, je ne Tai plus ! On me Fa dérobé : plaigne- mon infortune

(La Fontaine, IX, 1).

. . .Ma fille! Ah ! Dieu ! ma f/lle ! Ma fille ! Terre et cieua: ! c'est ma f/'ile, à présent ! Dieu ! ma m;iin est mouillée ! — A quj donc est ce sang?

— Ma f/lle ! — Oh! je m'y perds ! c'est un prodige horrible ! C'est une vision ! Oh ! non, c'est impossible,

Elle est partie, elle est en route pour Évreua;.

0 mon Dieu ! n'est-ce pas que c'est un rêve affreux,

Que vous avez gardé ma IVlle sous votre aile

Et que ce n'es/ pas elle, ô mon Dieu? Si ! c'est elle !

C'est bien elle! Ma fille ! enfant! réponds-moi, dis.

Ils t'ont assassinée ! oh ! réponds ! oh ! bandits !

Personne ici, grand Dieu ! que l'horrible famille !

Parle-moi ! parle-moi ! ma f/lle ! ô ciel ! ma fille !

(Hugo, Le Boi s'amuse),

paroles de Triboulet qui trouve le corps de sa fille dans le sac.

Madeleine l'aborde, et presque avec des cris

Lui parle et s'épouvante, et tord ses bras meurtris.

— Mère, ouvre-moi. Je viens. Il s'agit de sa vie Me voici. J'ai couru de peur d'être suivie.

On creuse l'ombre autour de ton fils. Je te dis Que je sens fourmiller les serpents enhardi's

(Id., Fin de Satan);

cris de douleur et de crainte ; les deux premières rimes préparent la note.

2° Les supplications :

Il tend les bras, il tombe à genoux : il lui crie Qu'au nom de tous les dieux il la conjure, il prie. Et qu'il n'estpomtà craindre, et quune ardente ïaim L'aiguillonne et le iue, et qu'il expire entïn

( Ghénier, Le mendiant).

Prends pitié de mon f/ls, de mon unique enfant 1 Prends pft/é de sa mère aux larmes condamnée. Qui ne \it que pour lui, qui meurt abandonnée ; Qui n'a pas dû rester pour voir mourir son fz'ls ; Dieu jeune, viens aider sa jeunesse. Assoupj^, Assoupf\? dans son seni cette ff'èvra brûlante

(Id., Le malade).

3" La joie, l'admiration, l'enthousiasme :

Quand il eût bien l'ail voir l'héritier de ses trônes Aux vieilles nations comme aux vieilles couronnes. Eperdu, l'œil lixé sur quiconque était roi, Comme un aigle arrivé sur une haute cime, Il cria tout joyeux avec una;r subl/me : L'avenfr! l'aven/r! l'aven/r est à moi !

( Hlgo, Napoléon If) ;

cris de joie et d'enthousiasme.

\ ainqueur, enthousiaste, éclatant de prestz'ges, Prodige, il étonna la terre des prod/ges. Les vieux scheiks vénéraient l'émir jeune et prudent ; Le peuple redoutait ses armes inouïes ; Sublime, il apparut aux tribus éblouies Comme un Mahomet dOccident

{In., Lui) ;

enthousiasme, admiration exprimée par des sortes de cris. 4° La colère, lorsqu'elle arrive au parox\sme, qu'elle

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