‹ Le vers français, ses moyens d'expression, son harmonieChapitre 89 sur 115 · HIATUS EXPRESSIFS · texte numérisé non relu

HIATUS EXPRESSIFS

on peut considérer que l'hiatus peint ici le hoquet de la colère.

La balance inclinant son bass/n incertain.

Lamartine, L'infini dans les deux),

hésitation du plateau.

Enfin l'hiatus exprime bien toute espèce d'arrêt ou de prolongement au sens le plus général de ces idées :

Là, le bruit de lorg/e ; — /ci, le bruit des fers

Hugo, Burgraves) ;

séparation des deux idées pour marquer leur opposition. Après avoir exposé tous les supplices infligés aux géants. Hugo dit :

Et Prométhee '. //élas '. quels bandit? que ces dieux '.

[ÏD.f Le Tilan :

il V a là une sorte d'arrêt équivalant à des points de suspension.

Il s'écr/e. 71 a vu la terreur de Némée

(Heredl\, yéméc) ;

Ihiatus prolonge le cri et peint l'état haletant de la peur.

La houle >'enne

Ht déferle. Lui crie. 71 hennit, et sa queue

Id., Le bain :

les deux cris se succèdent, s'opposent et se correspondent.

L'entraîne, et quand sa i)ouehe. ouverte avec effort. Crie. i\ v plonge ensemble et la tlamme et la mort

^Ché.mer ;

l'hiatus prolonge la note déjà si intense de crie et marque l'opposition des deux actions.

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