OBSERVATION I
(Prise dans le Service de M. le Professeur Moure.)
Mathieu, 78 ans, retraité P.-O., se plaignait de vertiges et surdité. Cette surdité datait depuis un an, dit le malade et serait survenue subitement à la suite d’un rhume (?).
Les oreilles n’ont pas coulé, pas de douleur. Depuis, le malade a des bourdonnements ressemblant à « l’eau qui bout »; ceux-ci sont intermittents quoique depuis quelque temps ils tendent à devenir presque continus.
En même temps que les bourdonnements, le malade a ressenti des vertiges « tournement de tête » dit-il; mais il ne tombe pas. Ces vertiges sont plus fréquents depuis 6 mois et la surdité va en s’accentuant. Le malade a une bronchite chronique depuis 20 ans.
Examen. — Pas de nystagmus spontané.
P.C.D. 00000 | OD au contact | R.D. + 15” Weber latéralisé à droit P.C.G. 00000 | OG 0 RUES TI eu sans rs
Tension artérielle Mx 21; min. 13; index 2,5. Signes d’artério-sclérose généralisée.
Diagnostic. — Vertige chez un artério-scléreux.
L'examen du labyrinthe n’a pu être fait, le malade n'étant pas revenu.
OBSERVATION II (résumée).
(Gourçox. — Vertiges des artério-scléreux. — Thèse de Paris, 1897.)
Henri S.., cuisinier, 9 ans, se plaignait de vertiges fréquents.
Antécédents héréditaires. — Père rhumatisant, mort à 68 ans; mère morte à 80 ans.
Antécédents personnels. — Rhumatisme à 12 ans; blen norragie à 18 ans; syphilis à 20 ans.
Etat actuel. — Malade amaigri, arc sénile prononcé. Artéres dures, temporales saillantes et sinueuses. Pollakiurie nocturne et albuminurie dans les urines.
Il éprouve depuis longtemps de la céphalée et des vertiges très nombreux qui le forcent à s'asseoir et qui se reproduisent au lit lorsqu'il veut se lever.
OBSERVATION III (résumée).
(SÉNÈS.— Thèse de Paris, 1907.)
Pierre L.…., 67 ans, digestion lente, constipation; depuis quelque temps, chaque fois qu’il se lève ou fait un mouvement brusque, il a du vertige; il voit tout tourner autour de lui de gauche à droite. Ces troubles ont débuté brusquement. Vomissements pendant les crises vertigineuses qui sont suivis de céphalée, de lassitude générale. Le malade n’a jamais perdu connaissance. Acuité auditive diminuée à gauche et il présente les signes de l’artério-sclérose.
OBSERVATION IV (résumée).
(Gourçox. — Vertiges des artério-scléreux. — Thèse de Paris, 1897.) M... 45 ans, entre salle Piorry le 15 juillet 1896. Antécédents héréditaires. — Rien à signaler, Antécédents personnels. — Rougeole à 12 ans, attaque de rhumatisme articulaire aigu à 35 ans. Phlébites doubles; alcoolique invétéré; n’a jamais eu de maladie vénérienne.
Etat actuel. — Vertiges depuis 5 ans. La vue se trouble, se brouille. Les vertiges se produisent surtout lorsqu'il fait un mouvement brusque, pour tourner la tête par exemple. Céphalée matinale et vespérale. Arc sénile; artères dures et -inueuses, Souffle mitral et aortique.
OBSERVATION V (résumée), (Gourçon. — Vertiges des artério-seléreux. — Thèse de Paris, 1897.)
Alexandre L.., 65 ans. Depuis le 11 août 1896, après une journée de dur travail il entre chez lui et tombe subitement,
re.
se débat, écume, se mord la langue, et après être resté 3 ou 4 heures dans un état d’insensibilité reprend la connaissance, il avait des vertiges fréquents qui ont duré 4 jours. 6 jours après, à la suite de vertiges violents, il entre à l’hôpital. Les vertiges cessent quand il est couché.
Artères dures el sinueuses. Pollakiurie nocturne, essoufflement et éclat diastolique au foyer aortique.
OBSERVATION VI (résumée).
(Gourçox. — Vertiges des artério-scléreux. — Thèse de Paris, 1897.)
Homme 50 ans, entre à l'hôpital pour des chutes qu’il faisait à la suite de vertige qu’il avait depuis longtemps. Il présente des crises épileptiformes, le pouls battait à 36 à la minute; battement du cœur faible.
Antécédents héréditaires et personnels. — Rien de particulier, mais alcoolique invétéré.
Etat actuel. — Visage pâle, l’air usé; les temporales saillantes et sinueuses; les radiales en tuyau de pipe; l’arc sénile très prononcé. Pollakiurie nocturne. C’est en un mot un artério-scléreux présentant des vertiges avec crises épileptiformes et pouls lent permanent.
(D) Vertiges dans les crises vasculaires.
Nous savons que la claudication intermittente, souvent observée aux membres et aux extrémités, est attribuée à un spasme vasculaire surajoulé ou non à une artérite périphérique. Ce spasme est provoqué par les troubles vasomoteurs sous l'influence d’une émotion, d’un refroidissement, et se traduit par l’engourdissement, la pâleur, l’impotence et en même temps par la perte de la sensibilité. Mais voici que sous l'influence du repos, du réchauffement, le spasme se détend, la circulation locale reprend souvent avec violence, Les membres ou les doigts bleuissent, puis