OBSERVATION IV
(HucHarp. — Traité des maladies du cœur et des vaisseaux.)
Homme atteint d’une athéromasie artérielle très prononcée, d’une insuffisance aortique des plus nette. Il se plaignait de vertiges fréquents et un jour il eût une syncope prolongée à la suite de laquelle la respiration resta pendant une heure suspicieuse avec le type dyspnéique de Cheyne-Stokes. Quinze jours plus tard, une autre syncope emportait le malade, Et ajoute M. Huchard, l’artériomasie avait envahi les artères du cerveau et surtout celles du bulbe.
(Ici, le vertige est vraisemblable, l’athérome des artères bulbo-protubérantielles permet de le penser).
2) Dans le rétrécissement aortique.
Le vertige est rare dans le rétrécissement pur, à moins que la stricture aortique soit considérable et constitue un sérieux obstacle circulatoire; sa constatation est surtout importante comme signe d’artério-sclérose. Et l'artériosclérose, par son extension, sa dissémination, ses localisa tions est responsable des principaux troubles fonctionnels observés au cours du rétrécissement aortique : crises d’angine de poitrine, vertiges, pâleur faciale, etc.
3) Dans l’aortite chronique.
Le vertige y est fréquent. Ce sont des sensations variées, d’étourdissements, de perte de l’équilibre. Ils sont exceptionnellement suivis de chute. Is s’observent souvent avec l'insuffisance aortique. On les attribue aux oscillations exagérées de la tension sanguine, au défaut d’élasticité de l’aorte transmettant intégralement au cerveau, sans l’atténuer, le choc de l’ondée sanguine, ou à un spasme réflexe des capillaires d’origine aortique où par l'intermédiaire des lésions artérielles des centres de l'équilibration.
OBSERVATION I (résumée).
(TrémoLièREs et Caussane. — Revue de médecine, 1922.)
P. L.., 29 ans, impaludé fin 1916, plus d’accès depuis cinq ou six mois, aurait eu des crises convulsives en 1917. Se plaint de palpitations et douleurs rétro-sternales, vertiges, sensations fréquentes de doigt mort, faiblesse générale, Etat général médiocre, teint pâle. Pouls instable, oscillant de 90 à 120 et à 140 au moindre effort. Choc de la pointe très accentué dans le cinquième espace, sur la ligne mamellaire. Battements des vaisseaux du cou, premier bruit accentué à la pointe avec petit souffle para-apexien inconstant, non propagé. A la base, souffle diastolique médio-sternal, à maximum au niveau du deuxième espace, un peu prolongé le long du bord droit du sternum, plus marqué couché que debout. Tension artérielle 20-10. Taux de l’urée du sang 0 gr. 45; pas d’albuminurie. Radioscopie, augmentation de volume du ventricule gauche, dilatation moyenne des cavités droites, légère dilatation aortique.
(Il est regrettable que l'interrogation des labyrinthes n'ait pas été faite).