PP. D MERS
OBSERVATION IT (résumée).
(Risre. — Faux vertige de Ménière. — Bulletin de Laryngologie, Paris, 1909.)
X.. se plaignait d'accidents vertigineux. Le début remonte au mois d'avril 1901. Il eùt alors, brusquement, dans la rue, le sentiment que les arbres, les maisons, etc., tombaient et étaient entraînés autour de lui en sens inverse des aiguilles d’une montre. Il éprouvait de violents bourdonnements avec surdité, titubait et se sentait entrainé vers la gauche. La crise dura 7 à 8 minutes, au bout desquelles le malade revient à son état normal. Quatre ans se passèrent, durant lesquels, il eût parfois des ébauches de crises, se bornant à un simple étourdissement avec battements douloureux dans la région mastoïdienne.
L’exploration clinique conclut à l’absence de toute lésion labyrinthique et fait constater deux ordres de symptômes permettant d’expliquer la pathogénie de ces vertiges. On trouve une tension artérielle élevée 22 et un claquement exagéré du deuxième bruit aortique, une bradycardie assez accentuée : le chiffre de pulsations est de 45 à 50 à la minute, mais on l’a vu descendre à 40. Le cœur ne paraît pas hypertrophié: on ne constate aucun signe de lésion endocardique ou péricardique.
Les urines sont abondantes et ne contiennent ni sucre ni albumine.
Mais le malade présente de l’aliénation mentale très caractéristique relevant de la méningo-encéphalite diffuse. On peut se demander si les vertiges sont bien réellement liés au ralentissement cardiaque ou au processus méningo-encéphe‘itique survenant alors à litre d’épiphénomène fréquent au cours de ce syndrome.
3) Dans les tachyceardies.
Si nous passons maintenant en revue les symptômes : relevés dans les ftachycardies, nous voyons que le vertige est encore signalé, notamment par Bouveret, Savini et autres, mais le vertige des tachycardies (sauf tachycardie