ART LE
basedowienne) n’a pas les caractères que nous avons définis et il s’agit plutôt d'états lipothymiques ou de la faiblesse, comme nous avons vu dans bradycardies et les extrasystoles.
Les tachycardies se présentent sous deux variétés : la tachycardie paroxystique et la tachycardie simple ou symptomatique; celle-ci a pour caractère d'évoluer, pour ainsidire, sans crises aigues et d’être influencée par des causes déterminées. L’accélération est continue ef dure pendant des semaines ou des mois ou même des années. Le chiffre ne dépasse pas 150 pulsations à la minute. Parmi les importantes, nous citons la maladie de Basedow et voyons dans quel degré se présente le vertige.
a) Tachycardie basedowienne. — Les troubles circrilafoires qui caractérisent cette affection intéressent les cäpsules labyrinthiques peut être aussi fréquemment que les globes oculaires. Le vertige est donc un symptôm: qu’il importe d'y rechercher. S'il peut y être véritablement rencontré, il n’en est pas moins vrai que bien souvent les patients le confondent avec nombre d’accidents similaires. Le vertige est düû non à la tachycardie, mais aux crises vasomotrices en raison du déséquilibre endocrinien qui en est la source.
D’après Strickland, Goodall et Roger, la tension artérielle passe par trois phases pendant l’évolution de la maladie. On rencontre tout d’abord une courte période d’hypertension, suivie d’une longue période d’hypotension et enfin une hypertension tardive dues aux troubles endocriniens. Or, nous avons appris à connaître l’influence de lPhypertension sur les labyrinthes.
b) La tachycardie paroxystique essentielle (maladie de Bouveret, 1889) débute toujours d’un seul coup, par crises et se termine souvent de même. Au moment de lPaccès, le nombre des battements atteint d'ordinaire 200 ou même 300 par minute; le pouls diminue d'amplitude et devient
robe
à la longue imperceptible. La pression artérielle est abaïssée; le malade pâlit, à cela se joint une expression de lassitude; la respiration est troublée et quelquefois on constate les sueurs froides. Comme sensations subjectives on a noté des éblouissements, des sensations de constriction du cou et à l'épigastre. Des vertiges ont été signalés par Bouveret, Debove, etc., mais ils n’ont pas les caractères essentiels du vertige à proprement parler; ce sont plutôt des défaillances et les états lipothymiques comme nous avons dit pour les extrasystoles. D’ailleurs parmi les dix-neuf observations de Bouveret, Debove, Faisans, nous n'en avons trouvé que deux qui présentent des accidents pseudo-vertigineux. Pour nous, les sensations accusées par les malades ont les mêmes caractères comme ceux qui accompagnent les extrasystoles. On a même dit que la tachycardie paroxystique essentielle n’est qu’une accumulation d’extrasystoles puisqu'on apprend souvent des malades qu'ils sont sujets, entre les accès, à des accidents arythmiques légers et passagers (Vaquez). Ainsi n'admettons-nous pas que le vertige vrai puisse être rencontré au cours de ces accidents paroxystiques comme dans les autres arythmies extrasystoliques, on n'y rencontre que lipothymies et éblouissements, accidents pseudo-vertigineux si l'on veut.
GEAPECRETVI
Diagnostic différentiel
IT nous apparaît après avoir passé en revue les différents syndromes Cardio-vasculaires pouvant entraîner la production du vertige que bien peu d’entre eux sont suscepüble de l’engendrer véritablement. À vrai dire, les troubles circulatoires dans ia série étiologique du vertige peuvent être considérés comme occupant une place secondaire et l’on ne devra au cours d’une affection de l'appareil circulatoire, le vertige authentique ayant été observé, le rapporter à ce système que lorsque par un examen complet du malade toutes les autres causes plus ordinaires de ce trouble auront été éliminées.
Passons donc en revue les causes les plus fréquentes du vertige :
1) Vertige dans les lésions encéphaliques. — Nous avons coutume de considérer le vertige comme fréquemment en rapport avec une lésion cérébelleuse, mais ce qui complique la question c’est qu’il est rare d’observer des lésions cérébelleuses à l’état de pureté, c’est-à-dire, n’empiétant pas sur les voies vestibulaires ou ses noyaux et ne leur empruntant pas une partie du syndrome labyrinthique (Babinski, Déjerine, cités par Siméon). Les tumeurs du cervelet, ses ramollissements, ses hémorragies facilement diffusées, les altérations de ses pédoncules, doivent tenir, de par leurs connexions vestibulaires, dans le vertige, une place assez importante. Mais la physiologie du cervelet se résume pratiquement dans sa fonction tonique. Le déséquilibre chez le cérébelleux provient de son asynergie, de la perte du jeu harmonieux des mouvements agonistes