PORTANT TROIS MARMITES ET SIX ROSES
Sachent tous que Je, Guillaume Taillevent, queu du roy nostre sire, confesse avoir eu et receu de honnerable homme et sage Nicolas Tricart, receveur des aides ordennés pour la guerre es terres et pais que tient en douaire en Normendie Madame la Royne Blanche, la somme de soixante sept francs demi d’or qui m’estoient deus pour certain prest fait a nostre dit seigneur pour la paie de trois hommes d’armes. Si comme par mandement de nostre dit seigneur et lettre de recongnoissance de Jehan Gencien commis a recevoir les dis empruns, puet plus a plain apparoir ; de laquelle somme de Ixvij frans et demi pour les mois de février, mars, avril et may derreniers passés je me tiens a bien paiez et en ay quitté et quitte le roy nostre dit seigneur, le dit receveur et tous autres. Tesmoing mon seel mis a ceste quittance, le xije jour de juing, l’an mil ccc Ix et onze.
Bibl. Nation., Cab. des titres, Pièces originales, 2829, au mot Thirel, n* 8.
Pièce n^ 13
Guillaume tirel, premier queu du Roy, reçoit du V‘e de Rouen 55 livres 3 sous tournois pour ses gages a raison de 6 sous PAR JOUR. — Sans lieu, 24 janvier 1367 (1368, n. sL.) — Même sceau que sur la pièce n° 12.
Sachent touz que Je, Guillaume Tirel dit Taillevent, premier queu du Roy nostre sire, confesse avoir eu et receu de honorable homme et sage Symon de Baigneux, viconte de Rouen, la somme de cinquante cinq livres trois solz tournois qui deubz m’estoient pour cause de mes gaiges de vj s. t. par jour, que je pren par an sur la dite viconlé, pour le terme de la saint Michiel ccclxxvij derreniere passé de laquelle somme de
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Iv 1. iii. s. t. dessus dits je me tien pour bien paié et en quitte le Roy nostre sire, le dit viconte et tous aultres a qui quittance en peut et doit appartenir. Donné souz mon propre seel, le xxiiije jour de janvier, l’an de grâce mil ccc Ixx vij.
Bibl. Nation., Cab. des titres, Pièces originales, 2829, au mot Thirel, n* 9.
Pièce n<> 14
Guillaume Tirel reçoit du même Vte 56 livres 8 sous pour ses GAGES. — Sans lieu, 12 juillet 1381.
Sachent tous que Je, Guillaume Tirel dit Taillevent, congnois avoir eu et receu de honorable homme et sage Symon de Baigneux, viconte de Rouen, la somme de chinquante six livres huit sous tournois qui deus m’estoient du terme de la saint Michiel derreniere passée pour cause de mes gaiges de vj s. t. par jour que j’ay acoustumé prendre sur la dite viconté de laquelle somme de Ivj 1. viij s. dessus dicte je me tien pour bien paié et en quitte le Roy nostre sire, le dit viconte et tous autres. Donnésous mon propre seel, le xij jour de juillet, lan mil ccc iiij” et un.
Bibl. Nation., mss. français. Quittances et pièces diverses, 26018, n’ 251.
Pièce n° 15
Guillaume Tirel dit Taillevent reçoit 8 francs pour la vente DE onze barils DE VINS FRANÇOIS DE FESTUZ POUR LA DÉPENSE DE l’hOTEL du ROI. — SaNS LIEU, 26 NOVEMBRE 1388.
Saichent tous que Je, Guillaume Tirel dit Taillevent, premier escuyer de cuisine du roy nostre sire, confesse avoir eu et receu de Jehan Laubigois, maistre des garnisons de vins du Roy nostre dit seigneur, la somme de huit francs pour la vente de
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onze liarils de vins françois de festuz^ qui font ii rauis xij setiers à la grange françoise, traiz a barils en mon hostel ou mois de Juing derrenier passé, pour la despense de l’ostel du Roy : de laquelle somme de huit francs je me tien pour bien paié et en quitte le dit maistre des garnisons et tous aultres. En tesmoing de ce, j’ai seellé ceste quittance de mon seel. Donné le xxvje jour de novembre, l’an mil ccc iiii** et huit.
Bibl. Nation., Collection Clairambaalt, recueil 106, page 8279, n* 103.
Pièce n» 16
Guillaume Tirel dit Taillevent reçoit 54 livres 12 sous pour SES GAGES. — Sans lieu, le dernier jour de février 1388 (1389, n. st.) — Même sceau que sur les pièces n° 12 et 13.
Sachent tuit que Je, Guillaume Tirel dit Taillevent, confesse avoir eu et receu de honnorable homme et sage Richart de Cormeilles, viconte de Rouen, la somme de cinquante quatre hvres douze soûls tournois qui me furent comptez es comptes du dit viconte du terme de St Michiel derrenier passé et qui deuz m’estoient pour mes gaiges du terme de Pasques derrenier passé : de laquelle somme de liiij 1. xij s. t. dessus diz je me tieng a bien paié et en quitte le Roy nostre dit seigneur, le dit viconte et tous autres. En tesmqing de ce, j’ay seellé ceste quittance de mon propre seel, l’an de grâce mil ccc iiii ” et huit, le derrenier jour de février.
Bibl. Nation., Cab. des titres. Pièces originales, 2,829, au mot Thirel, n* 10.
(1) Le vin de festuz (de festuca, paille) dont il est ici question pourroit être le vin paillet que mentionne Le Grand d’Aussy, éd. de 1815, t. iii, p. 67. D’après cet auteur, c’etoit une sorte de vin clairet qui n’étoit ni rouge ni blanc. « Il y en avoit de plusieurs nuances, écrit-il, gris, paillet, œil de perdrix, etc., etc. » Littré dit que vin paillet est synonyme de vin de paille. On appelle ainsi un vin fait avec du raisin mûri sur la paiile et ayant, de cette façon, perdu toute acidité. Nonnius, De re cibaria, liv. iv, p. 471, éd. de 1646, rapporte, d’après Pline et Varron, que les Romains nommaient passimi le vin doux qu’ils faisoient avec le raisin de certaines vignes séché au soleil. Virgile fait également mention du passuin dans les Géorgiques; mais le peu d’élévation du prix nous fait douter qu’il s’agisse ici de cette espèce de vin.
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PIÈCES JUSTIFICATIVES