REÇOIT 15 LIVRES PARISIS SUR SES GAGES DESSERVIS ET A
DESSERVIR. — Sans lieu, 12 aoust 1355.
Sachent tous que Je, Guillaume Tirel dit Taille vent, escuyer de l’ostel de Mons. le Dalphin de Viennois ay eu et receu de Gilles Daniel et Nicole Le Couete, thresoriers generaulz de cest présent subside de gens d’armes, sus les gages desservis et a desservir de moy dessus dit Guillaume receu a monstre par les mareschalx a ce députez sous le gouvernement de mon dit seigneurie Dalphin, le xxvj° jour de juillet derrenier passé, c’est assavoir quinze livres parisis, compté eus, pour les drois du conestable de Normandie dix solz parisis que les dis thresoriers ont receu par devers eulz, de laquele somme de quinze livres parisis je me tien pour bien paié et en quite mon dit Seigneur le Dalphin, les dis thresoriers et tous autres a qui il peut appartenir. Donné sous mon seel, le xij^ jour d’ aoust, l’an de grâce mil ccc cinquante cinq.
Bibl. Nation., Pièces originales, 2829, au mot Thirel, n'4.
Pièce n° 6
Guillaume Tirel, queu du dauphin, reçoit 90 livres tournois ou 50 Écus d’or a 36 sous a lui donnés par ce Prince — Sans LIEU, 19 AousT 1355. — Sceau a une tête d’homme portant sa barbe longue.
Sachent touz presens et a venir que Je, Guillaume Tirel ahasTaillevent, queu de Mons. le Dalphin de Viennois, confesse avoir eu et receu de Gilles Daniel et Nicole Le Couete, thresoriers generaulz du subside des gens d’armes accordé audit Mons. le Dalphin pour cause de ses guerres, par la main de Estienne Dutois, receveur du dit subside en la viconté du Pont de l’Arche, la somme de quatre vins diz livres tournois, c’est assavoir en cinquante escus d’or du coing de Jehan, trente sis soulz tournois pour piece, lesquiex cinquante escus d’or le dit Mons. le Dalphin m’avoit donnez a prendre sur le dit subside, si comme il appert par lettres du don sur ce faites, desquiex escus et somme d’argent, a value comme dit est, je me tien pour bien paié et en quite le dit Mons. le Dalphin, les dis thresoriers, le dit Estienne et touz ceuz a qui quitance en peut et doit appartenir. Donné sous mon seel, le merquedi xix® jour d’aoust, l’an de grâce mil ccc cinquante et cinq.
Bibl. Nation., Cab. des titres, Pièces originales, 2829, au mot Thirel, n* 5.
Pièce n° 7
Mandement du Dauphin au Vie du Pont de l’Arche de payer A TAILLEVENT son queu 50 FLORINS d’OR A L’ESCU POUR UN CHEVAL qu’il LUI A VENDU. — VaL DE RUEL (VaUDREUIL), 19 SEPTEMBRE 1355.
Charles, ainsné filz et lieutenant du Roy de France, Dauphin de Viennois et Conte de Poitiers. Au viconte du Pont de l’Arche salut. Nous vous mandons que, des deniers de vostre recepte ordenaire ou extraordinaire, baillez et délivrez ou faîtes bailler
PIÈCES JUSTIFICATIVES
et délivrer a nostre amé queu Taillevent cinquante florins d’or a l’escus ou la valeur, pour un cheval que nous avons eu de luy, duquel nous avons fait nostre volenté laquelle somme d’escuz ou la valeur sera alloée en voz comptes et rabatu de vostre recepte par nos bien amez les gens des comptes de nostre dit seigneur a Paris, sanz nul contredit, non obstant ordenances mandemens ou deffenses contraires. Donné au Val de Ruel, le xixe jour de septembre, l’an de grâce mil ccc cinquante et cinq.
Par mons. le Dauphin.
Savyot(?)
Bibl. Nation., inss. français, 25701 (Chartes royales, t. 5) n° 62.
Pièce n° 8
Guillaume Taillevent, écuyer, reçoit 8 livres 10 sous pour SES GAGES DESSERVIS EN CES PRESENTES GUERRES. — HeSDIN, 17 NOVEMBRE 1355. ^ — SCEAU PORTANT UN LIÈVRE COURANT ET TROIS ROSES.
Sachent tuit que Je, Guillaume Taillevant, escuier, ay eu et receu de Jehan Chauvel, trésorier des guerres du Roy nostre sire, en prest sur les gaiges de moi seul, desserviz et a desservir en ces présentes guerres sous le gouvernement de Mons. le Dalphin de Viennois huit livres dix solz tournois, compté ens
(1) Nous avons remarqué, dans l’Introduction, la différence des armes du sceau de cette pièce avec celles d’autres pièces et celles du tombeau. Nous sommes encore frappés, en la relisant, de ce titre d’écuyer pur et simple et de la profession nettement militaire de Guillaume Taillevent tandis que, lorsque Tirel est qualifié d’écuyer, c’est toujours d’écuyer de l’hôtel du Dauphin ou d’écuyer de cuisine. Nous nous demandons donc si cette pièce est bien sûrement relative à notre Guillaume Tirel. Mais la pièce n* 5, qui le concerne bien certainement, et qui est de la môme année 1355, nons fait voir Taillevent reçu à montre par les maréchaux et, par conséquent, servant bien militairement; nous croyons donc devoir nuiintcnir la pièce n* 8 cormue s’appliquant à lui.
pour droiture vingt sols tournois, desquelles viij 1. x s. t. je me tiegne pour bien paiez. Donné a Hesdin, soubz mon seel, le xvij® jour de novembre, l’an mil cccl cinq.
Bibl. Nation., mss. fi'ançais, Coll. Clair ambault, recueil 105, p. 8151, n* 8.
Pièce n° 9
Mandement des gens des comptes au Vte de Rouen de payer a Guillaume Tirel dit Taillevent la somme contenue en la CÉDULE ATTACHÉE A CELLE-CI. — PARIS, 8 JANVIER 1368 (1369, n. St.)
De par les gens des comptes, Viconte de Rouen, le Roy nous a mandé expressément qu’il luy plaise que Guillaume Tirel dit Taillevent, queu d’icelluy seigneur, soit paiez de la somme d’argent contenue en la cedule atachée a ceste cedule soubs un de nos signés ^ a lui deue pour la cause dont en icelle cedule est faicte mencion. Si vous mandons que icelle somme vous lui paiez par tele maniéré qu’il n’ait cause de plus retourner pour ce par devers nostre dit seigneur ou par devers nous supposé que par nécessité vous deussiez retrencier sur les autres a qui il est aucune chose deu sur vostre recepte pour le temps passé. Escript a Paris, le viij® jour de janvier, l’an mil ccc Ix viij.
Bibl. nation., Cab. des titres. Pièces originales, 2829, au mot Tliirel, n* 6.
Pièce n® 10
Guillaume Tirel, queu et sergent d’armes du Roi, reçoit du Vtc DE Rouen, 54 livres 18 sous tournois a lui dus pour les GAGES qu’il prend A VIE SUR CETTE VICOMTÉ. — SaNS LIEU, 19 FÉVRIER 1368 (1369 n. st.)
Guillaume Tirel dit Taillevent, queu et sergent d’armes du Roy nostre sire, confesse avoir eu et receu de honnorable
(1) Sous l’empreinte de l’anneau de l’un des gens de comptes.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
homme et saige Symon de Baigneux, viconte de Rouen, cinquante quatre livres dix huit soûls tournois qui deuz lui estoient pour le demeurant des gaiges qu’il prent a vie sur la viconté de Rouen pour tout le temps que le dit viconte a esté viconte de Rouen, laquelle debte il avoit baillé a court en la fin de son compte du terme de la Saint Michiel derreniere passé desquelx cinquante quatre livres dix huit soûls tournois le dit Guillaume se tint a bien paié et en quitte a tousjours le dit viconte et
tous autres Fait l’an mil ccc Ix viij, le lundi xixe jour de
février.
Bibl. Nation., Cab. des titres, Pièces originales, 2829, au mot Thirel, n' 7.
Pièce n° 11
Le roi mande a Guillaume Taillevent de remettre a Jehan GeNCIEN 67 FRANCS ET DEMI QU’iL A PROMIS DE PRÊTER AU ROI POUR PAYER TROIS GENS d’ ARMES. — ViNCENNES, 21 NOVEMBRE
Au bois de Vinciennes lez Paris, 21 novembre 1370. VII.
De par le roy.
Guillaume Taillevent, Nous vous mandons que, veues ces présentes, vous, la somme de soixante sept franz et demi pour trois paies de gens d’armes , que acordé nous avez prester pour six sepmaines, pour enforcier nostre connestable, afin qu’il puist miex et plus poissanment combatre noz ennemis, vous apportez ou envoiez par devers Jehan Gencien, bourgois de Paris, ordené et comis a ce recevoir, lequel vous bailera sur ce cedule ou escroe. . .
Par le roy H. d’Aunoy
Mandements de Charles V, Delislc, p. 372, n’ 729.
Pièce n° 12
Guillaume Taillevent, queu du roi, reçoit 67 francs et demi d’or, par lui prêtés au roi. — Sans lieu, juin 1371. — Sceau