‹ Le vice filial. Illus. de J. DédinaChapitre 4 sur 8 · E VICE 1- I L I A I · texte numérisé non relu

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— Oh ! s'il peut payer le rôtisseur et les fuicres, je ne me ferai pas tirer l'oreille, va... Viens-tu, ma mère?

Et Gisèle, exécutant un de ces demi-tours chorégraphiques où elle excellait, prit les bras d'Armande et s'éloigna vers l'Arc de Triomphe.

Arsénius brisa sa canne.

Sans canne il se jugea très malheureux. Sa petite Lescaut! Le plus savoureux, maintenant, des souvenirs !

Il fuyait à grands pas vers la place de la Concorde entre les deux rangs de nourrices et l'étal habituel des babys sur les chaises alignées à l'ombre des arbres. La colère l'animait follement.

Pour la première fois, depuis vingt ans, il constatait une méchanceté réelle opérant contre lui. Certes il avait eu des envieux, des ennemis. Plus d'une fois, avec deux amis et le docteur, il s'était rendu en landau de louage dans la banlieue de Paris pour un assaut démoucheté avec quelque chroniqueur grincheux. Mais après la piqûre au bras réglementaire, la réconciliation avait scellé toujours entre les adversaires le commencement d'une affection mutuelle et désormais invariable.

Et qui aurait pu sérieusement lui garder rancune, à lui, Arsénius, le beau maestro si gai, toujours le cœur sur la main? Sa venue partout amenait le sourire au visage, la plaisanterie aux lèvres, l'envie de fêter et de chanter, de boire et d'aimer comme y invitait la musique à sequins de ses œuvres dramatiques ! Il s'était vu dans la vie, répandant autour de soi les fleurs d'allégresse. Armande même, grâce à lui, s'était créé dans l'existence un rôle, une occupation, une figure de sublime délaissée et elle en jouissait infiniment, la pauvre âme.

Elle, comme tous, lui savaient grande reconnaissance de la liesse éternelle qu'il remorquait au boulevard, à la maison, au cercle, au théâtre !

Seule, cette Gisèle manifestait en face une pareille et si gratuite haine ! Que n'avait-il fait pour elle, cependant, à l'époque de l'enfance? Cette éducation en Angleterre chez les dames Ursulines ! Pas une fois en douze ans, malgré son désordre, ses occupations si accaparantes, il n'avait omis de payer le trimestre de la pension dès le deuxième avertissement. Et toutes ses amies, Lescaut en tête, n'avait-il pas su leur insinuer comme elles lui feraient plaisir en expédiant des bonbons et des chifl'ons à sa petite fille? A l'époque des vacances.

navait-il pas toujours su arracher à l'avarice des directeurs et des éditeurs les deux cents louis nécessaires à la villégiature lointaine de la mère et de la fille ! Ah ! vraiment, elle reconnaissait bien mal sa tendresse paternelle ! Lui ravir ses portraits, ce qu'il avait de plus cher dans la vie, ce qui lui rappelait ses seules heures de joie au milieu de l'enfer de son travail, de ses répétitions, de ses démarches, de ses perpétuels ennuis d'argent! Ah c'était mal, mal! Il vieillissait! Comme tout pauvre vieux, il tenait à ses petites manies. L'en priver n'était-ce pas horrible? Il se rappela certains types littéraires, le roi Lear, le père Goriot, délaissés, ruinés, assassinés par leurs filles...! Lui aussi alors!

« Lescaut ! ma petite Lescaut ! je ne te verrai plus », se criait-il à lui-même. Et de nouveau il sentit les larmes lui poindre avec une grande commisération de soi.

Il était rue Royale dans le fracas des équipages j^tfà-ft lumineux, parmi les froufrous des élégantes. Une gente modiste trottinait, portant des chapeaux dans un papier gris; elle, étreinte d'étofFe noire mcr\'eilleusement chiffonnée. Sur sa nuque pâle les frisures s'agitaient légères et d'or.

Arsénius ne résista point...

— Mademoiselle, s'il vous plaît! je vous demande infiniment pardon... La rue de Sèze?

— Par là, monsieur, vous tournerez à droite au boulevard, et puis vous traverserez...

— Je ne saurai jamais, tout seul...

— Vraiment? Mais si...

— Je vous assure que non... Si vous vouliez me permettre de vous accompagner jusque-là, vous m'indiquerez mieux au coin du boulevard. »

La petite se mit à rire, et, empoignant ses jupons, fit signe qu'elle le laissait suivre...

Avec elle il s'attarda deux heures dans sa garçonnière.

Au dîner du cercle, il contait son aventure, très fol.

Vogt l'entraîna dans les coulisses de l'Eden. Ils levèrent deux figurantes, des pommes vertes, entre quatorze et quinze, salières et bras osseux, figures d'enfants vicieuses couturées d'égratignures, menottes noires d'apprenties cordonnières sous le blanc gras; — ces stigmates donnaient le délire aux viveurs.

Mais cette jeunesse insexuée lui rappela Gisèle ; et il songea que peut-être, en s'y prenant de façon adroite, il la pourrait marier

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à ce spéculateur de Vogt, si friand d'androgynat.

Ayant mûri sa tactique pendant une demiheure de promenade sur l'asphalte, il tenta la chose dès que, parvenus au restaurant du rendez-vous, ils se furent installés sur le velours du divan dans l'attente des fillettes.

Vogt avait le profil marqué du sémite, les cheveux bouclés, la barbe mousseuse, le corps vaste, les doigts fins et courbes. Ses oreilles plates, pointues, eussent évoqué le Sabbat. Il adorait Arsénius sans lequel la fête ne le tentait pas, étant incapable, tout seul, de rendre les petites filles malades de rire, et sans défense, par suite, contre les plus étranges caprices.

Bientôt Arsénius attaquait la bête :

« — Écoute, Vogt, moi j'ai une fille, Gisèle; elle a dix-huit ans... Eh bien, non, jamais, jamais une seule fois, l'idée ne m'est venue... Non, je ne crois pas à l'inceste, moi. Il existe, tu sais, des lois de nature, plus fortes tout de même... que nos vieux vices...

— Peuh! sans doute elle pèche par la beauté, Arsénius, votre fille !

— Laide! Laide?... Non pas... ou plutôt une laideur séduisante, extrêmement séduisante, des cheveux nicrgnifiques jusqu'aux

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mollets... des yeux noirs 1... Un teint d'homme brun sur les traits extrêmement fins et un corps d'androgyne...

— Dites donc, Arsénius, mon cher maestro, mais ça ne me déplairait pas...

— Je ne la marierais qu'avec un gaillard solide... car elle me semble en appétit, la petite ! Il flambe par moments dans ses prunelles...

— Et songez-vous à la placer?

— Ah ! elle a des idées si singulières pour son âge... Elle ne veut pas d'artistes... Au fond je crois qu'elle aime l'argent.

— C'est la marque d'un esprit vigoureux.

— Et puis elle déteste les jeunes gens... On croirait percevoir en elle 'comme le sentiment qu'il lui faudra, pour apaiser sa nature, toutes les ressources d'une volupté savante... et cela... elle le pense, inconsciente... guidée par un formidable instinct...

— Elle m'intéresse infiniment, votre fille, savez-vous !

— Et intelligente!... Musicienne ainsi que sainte Cécile elle-même. Au clavecin, elle se transfigure. Elle joue en mystique qui raclerait sur le nu du Christ... Les messes de Palestrina, sous ses mains!... Non, tu ne peux te faire une idée, « mon oncle ! »

— La sortez- vous un peu...?

— Je la menai chez la princesse Vanucci, naguère. Elle eut une attaque de nerfs, au retour, à cause de la bêtise des choses entendues.

— Diable! Mais alors...?

— Ah ! celui qui saurait s'en servir ; quel clavier merveilleux que cette âme-là !

— Allons Arsénius, ne vous attendrissez pas... Reprenez un peu de cette veuve Clicquot. Là... Elles n'arrivent pas, nos ballerines. Sacrées petites femelles!... A propos, votre fille, pourquoi ne la menezvous point chez la baronne Ulbach?

Qui sait, elle lui trouvera peut-être un mari?

— Gisèle ne veut plus sortir.

— Persuadez-la... Nous nous y mettrons tous. Comment ne lui décrocherait-on pas le gaillard voulu?...

— Au fond, Vogt, il lui faudrait un homme comme nous, ayant vécu, la position faite et capable de se monter encore, de brûler une dizaine d'années... Elle raffolerait d'un époux comme celui-là qui lui dispenserait les trésors de son expérience.

— Bah, vous croyez?

— J'en suis sûr. ^

— Ça se trouve, ça, un homme mûr.

qui, la position faite, épouserait une femme pour elle-même et pour soi.

... Hc, hc, maestro... Et votre Margrave?

— Admirable mon bon. Vous connaissez le sujet?

— Non.

— Je vais vous le dire, mais ne le répétez pas. Autrernent ces bougres de reporters défloreront tout.

— Je serai muet...

— Eh bien voici : La margrave a entrepris une excursion sur les bords du Rhin... A un moment la nef qui la porte chavire, et elle reste accrochée par les jupes à la grande vergue.

Le capitaine de ses reîtres, enthousiasmé par ce lever de lune, se jette à la nage pour la sauver et la dépose évanouie dans une chapelle... Mais la loi féodale exi'ge que les margraves dans la ligne féminine soient proclamées en déchéance si un mâle a vu leurs charmes secrets, hors du mariage... La margrave épouvantée recherche le courageux sauveteur... Elle n'épousera que lui. On proclame la chose à sons de trompe... Tu vois ça d'ici. Une pièce qui repose sur un derrière, avec le public français, c'est 300 représentations sûres.

— Parbleu !

— Qui dira, ô Vogt par quelle mystérieuse influence la race gallo-romaine se pâme de joie quand on lui parle de derrière ; dis « mon oncle ! »

— Je ne sais pas... Ça fait rire. On aime à rire...

— Ce n'est pas une explication, ça. Voilà: si je meurs riche, je laisserai à l'Académie de quoi fonder un prix pour résoudre la question...

. — Dites un peu, Arsénius, la baronne Ulbach donne un raout, jeudi en huit.

Amenez votre Gisèle...

— Tiens une idée...

— Je vous enverrai les invitations...

après-demain.

— Tu es gentil mon oncle.

— Vous n'avez jamais découvert aucun petit roman dans la vie de la jeune fille?

— Penh... à peine... Une amitié de couvent... La comparse est morte de la, poitrine... Ce devait être extrêmement délicieux.

— Ah joli, joli comme tout... Morte de la poitrine!

— A Pau, mon oncle. Tu vois le décor :

les montagnes, le ciel rose, et l'une expi- .

rant dans les bras de l'autre avec musique^ rXcj'' ♦ de casino, dans le fond. Est-ce assez blanc?

— Sublime!... Tiens les petites chattes!

— Eh bien, vous nous avez fait poser, mes enfants !

— Octave, vous pouvez servir.

Sans doute, c'était assez bête l'ignominie de cette Scala quelconque, ces allures de bourgeois congestionnes par les vapeurs de l'alcool, les fumées des cigares, les parfums des filles assises avec leurs chapeaux en jardins et leurs faces de statues neuves. L'établissement tout frais avait un amphithéâtre de velours pourpre courbé devant une scène

exiguë. Il y dansait une fille en bas, en gants noirs, plate et macabre.

— Non, répétait Madal, non... Je ne sais pas m'y prendre. Seul de mes amis, seul du siècle j'ignorerai la vie amoureuse. Les femmes me sembleront éternellement des êtres immondes, d'une rapacité féroce quand elles n'aiment pas, d'une stupidité affolante quand elles aiment... Au moins, pour moi, toujours, elles se manifestèrent ainsi.'.. Dites un peu, vous, Arsénius, comment obtenez-vous si facilement et leurs faveurs immédiates et leur dévouement même?...

— Je ne raisonne pas tant, moi, vois-tu ! Quand je rencontre une femme qui me plaît (et je ne rencontre que celles-là), tout d'abord , je la traite comme si nous étions au mieux depuis longtemps ; je lui conte des potins, je la taquine en camarade. Au bout d'une heure je suis tout installé dans son esprit, avec l'allure familière d'un drôle de diable pas méchant et farceur. Elles me prennent, sans méfiance, comme ça. Elles rient de mes histoires, elles ne songent pas à s'offenser tant je gouaille : et le péché leur semble avec moi chose sans conséquence, toute physique et extérieure, où l'âme ne s'effleure pas. En toi au contraire elles lisent l'exigence d'un attache-

ment jaloux, d'une étude obstinée de leurs secrètes aspirations... Elles ne te comprenent point sans le drame et la tragédie, ni la métaphysique universelle. La peur les prend de s'embarquer pour une cythère si sérieuse où Vénus s'appelle Scolastique et l'amour Abailard... avant la catastrophe... Filons, voici l'heure de la baronne Ulbach. Il faut encore aller prendre Gisèle, chez moi.

« Jamais, jusque à cette heure, continuait-il dans le fiacre, je ne m'étais recueilli sur la façon dont j'attire les femmes. Voilà bien, hélas! tout mon secret. J'affecte avec elles de vivre comme si toujours elles m'avaient appartenu. Mes manières, mes paroles affirment : « Depuis le temps lointain où nous sommes amants. » Si bien qu'à la minute psychologique ce leur semble une simple répétition de plaisirs déjà connus et quotidiens. A peine si elles se disent, après : « Voilà la première fois que je me donne à lui »

» Toutes s'y laissèrent prendre ; au moins celles du demi-monde où je fréquente. Au reste je ne tente pas ailleurs, demeurant fort attaché à ce principe : il y a des femmes d'amour et des femmes adultères, comme des cochers réguliers et des maraudeurs. Ne prenez jamais les maraudeurs :

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' ils ignorent le métier, ne nettoient pas I . leur fiacre, et querellent le voyageur. »

Chez la baronne, la fête s'épanouissait quand ils arrivèrent. Toutes les vierges étaient à droite du salon, tous les jouvenceaux à gauche; « comme aux enterrements », souffla Gisèle. Dans le boudoir quelques flirts se susurraient entre femmes de vingt-neuf ans et quadragénaires maigres. Le hall encore vide attendait les couples de danseurs, un pianiste y travaillait sur son appareil quelque banal motif d'opéra.

Ayant remis sa fille aux mains de la baronne, Arsénius glissa vers les salles de jeu. Vogt y préparait la banque à une table de baccara.

Les éloges sur Gisèle l'avaient atteint car il arborait ce soir-là une élégance particulière; le poult de soie du gilet avait une fraîcheur de neige, et l'habit d'excellente coupe dissimulait parfaitement la rondeur du dos. Grâce à la barbe frisée, à la régularité du visage sémite, il marquait à peine la quarantaine.

— Mademoiselle votre fille est venue?

dit-il... Vous me présenterez?

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11 se laissa d'abord gagner dix louis, pour porter à la belle humeur.

Qiiand les pianos eurent gémi un certain temps avec les violons, ils allèrent au hall.

Les jeunes vierges en gazes vertes, roses, bleues et blanches, tournoyaient aux bras de muets valseurs. Ils suivirent ce tourbillon de couples qui émouvaient l'air de parfums excessifs. Les chairs pâles des fillettes, les poitrines lisses blanchies à la poudre, les lèvres décloses, les pupilles en feu agissaient fort sur le spéculateur.

Quand Arsénius le vit à point, il lui montra Gisèle. Elle passait, ses cheveux noirs à bandelettes d'or aplatis contre le profil linéaire, l'œil en fanal, avec une allure sinueuse sous la robe brodée de lys énormes.

Vogt s'exalta. Il la comparait aux nymphes de Botticelli. Arsénius le mena vers elle, Vogt hasarda sa métaphore la voix assez tremblante pour que l'astucieuse gamine lui pût répondre, comme sachant déjà par quelle perversité le prendre :

— Serait-ce l'odeur de mon vernis qui vous fait trouver mal, monsieur?...

Il riposta assez habilement. Mais la chevelure d'un poète de salon parut au-dessus du piano; et la baronne, levant son éventail, demandait le silence. Sur son

invitation, Gisèle dut aller prendre place aux chaises des dames. Arscnius entraîna Vogt ; et il s'efforçait d'accroître son trouble :

— Ne trouves-tu pas, dit-il, que tout ceci rappelle certains temples clandestins du quartier Marbœuf... Voilà une méchante hallucination dont je ne me puis défaire.

Ces jeunes filles, aussi nues que le permet leur maigreur et alignées devant les mâles en quête, qui sous prétexte de valse les palpent, les reniflent, n'évoquent-elles pas le souvenir d'un peloton de marcheuses devant quelques gentlemen au reteur d'un bon dîner?... Le barde qui récite sa machine pleurnicharde où une négrillonne mourant sous la neige devient pareille à une mariée en robe blanche, n'excite-t-il pas son public, tel le harpiste de rencontre jouant : « Les blés d'or » ou le : « Ah ! verse encore? » Et dans les hésitations des célibataires se demandant s'ils troqueront leur liberté contre la possession d'une de ces mammifères à dot, ne suis-tu pas les angoisses mêmes du monsieur se demandant s'il sacrifiera trois louis destinés à l'achat de bons cigares pour une heure intime avec l'hamadryade offerte?

Loris renchérit gravement, par mines froides d'anglomane impassible qui secoue

la moire du monocle, se satisfait du luisant des escarpins, de la coiffe nouvelle du chapeau, des plis de la chemise anglaise rabattue sur la batiste de la cravate. C'était très joyeux d'entendre ces propos énormes ainsi exprimés par leurs lèvres impassibles avec l'allure d'échanger des aperçus sur la politique allemande du comte Taafe.

La baronne accourait dans l'or vif de sa robe épaisse ; de sa physionomie mobile, experte, polie comme du marbre jaune, elle félicita sur Gisèle...

— Ah! la charmante, la charmante...

Avouez que M. Loris a dessiné le costume... Savez-vous que c'est le clou de ma soirée, cette robe... Vous avez entendu les vers délicieux que vient de nous dire Jules Branche! Quel grand poète et quelle figure sympathique...! Ah! monsieur Arsénius, je vais vous mettre aussi à contribution. Cette fameuse ouverture de la Margrave dont on dit merveille... En attendant, il faut que je vous présente à une de vos admiratrices, la comtese de Versigny...

Le petit supplice commençait. Arsénius n'était plus qu'un phénomène aux mains de l'inexorable barnum que sait jouer une maîtresse de maison. Elle le traînait par la main comme par une laisse pour le conduire de cliaise en chaise, l'inclinant devant de

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