‹ Le vice propre: dans l'affrètement et l'assurance maritimeChapitre 34 sur 108 · Op. cit., p. 285 in medio · texte numérisé non relu

Op. cit., p. 285 in medio

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légèrement différentes, ces deux auteurs se font de la « fault in the management » une idée identique. Le navire, à leurs yeux, doit être considéré en tant que corps ftottant, et en tant que véhicule des cargaisons. En tant que corps flottant, il devra recevoir des soins dans sa coque, dans ses parties externes, mais aussi dans ses parties internes, qui l’intéressent directement, avant d’intéresser les cargaisons. L’imstallation d’eau courante destinée à la propreté de l’intérieur du navire, l’ensemble des tuyaux, n’ont aucun rapport avec la conservation des cargaisons ; mais à l’occasion de leur entretien, des fautes peuvent être commises, dont les conséquences affecteront les marchandises Le capitaine ou l’équipage doivent les entretenir au même titre que toutes les parties du navire, mais ils les entretiennent, si l’on peut dire, sur un pied d'égalité : ils ne sont pas astreints à leur donner des soins spéciaux, puisque par définition, elles ont un rôle dans la vie interne du navire, mais non dans la conservation des cargaisons.

Inversement, suivant les circonstances particulières, certaines parties du navire ne doivent pas être envisagées, en tant qu'accessoires du corps flottant, mais en tant qu'affectées spécialement à la conservation en bon état des marchandises. Le capitaine et l'équipage devront veiller à eux, avec une diligence spéciale.

Cette distinction, entre deux usages, des installations intérieures est rationnelle, et ne semble pas présenter pour le juge, des grosses difficultés à déterminer s’il y a eu faute < in the management » ; il appréciera le rôle de l’objet avarié, dans la vie du navire, sa destination, sa position dans l’ensemble des autres installations, sa situation par rapport aux cargaisons transportées. Ce sera une recherche de fait, qui ne paraît pas exposer à l'arbitraire.

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