décembre 1890, R. 6, p
révélant pour cause de la voie d’eau, la rupture d'une partie du tuyau de décharge, dans la bâche, « par suite d’une fai-. blesse du métal due à l’éxydation » déclare que.« cette faiblesse du métal a pu ne pas être connue de l’armateur, car la vérification en est difficile ».. On ajoute d’ailleurs qu'à Naples où le navire avait été réparé, l'officier visiteur n'avait rien remarqué d'anormal.
Un autre exemple nous est fourni par le même Tribunal”.
L’eau de mer a pénétré dans une cale où. se trouvaient des blés; elle n’y a pénétré que grâce à la rupture d’un boulon du trou d'homme de ballast, le bouchon n'étant plus. étanche.
L’armateur est déclaré irresponsable « attendu qu’il n’est « pas douteux que ce vice ne s’est pas manifesté avant le « départ, que l’avarie s’est produite au cours du dernier « voyage, que l’on doit supposer que le boulon, atteint d’une « fuite et d’une félure non apparente, remontant à une « époque difficile à préciser, a fini par céder, ne fût-ce qu'à « la suite des trépidations normales du navire, attendu qu’il « s’agit là d’un vice caché qui échappe à l'attention des. « capitaines et des armateurs même diligents, que dans. « l’organisation si compliquée des navires modernes, on ne « saurait exiger que le capitaine et l’armateur vérifient à « chaque instant l’état de menus objets, tels que les boulons, « alors que rien n’est encore venu leur signaler une défec-. « tuosité, que tel est le cas pour les boulons de fermeture « du trou d'homme de ballast, enfouis sous toute une car- « gaison, alors que jusqu’à la mise à bord, les fermetures « des trous d'hommes étaient complètement étanches ».