Dor. Sup
livre, doit fournir des marchandises telles qu’elles devront se conserver non seulement pendant la durée du voyage, mais pendant un ‘certain laps de temps avant et après le commencement et la fin du voyage.
Cette assimilation d’ailleurs très légitime, de la durée de la traversée à une condition concrète et inhérente de la navigation, est adoptée par les auteurs italiens. Clémente Persico', notamment, däns son livre sur l’assurance des marchandises écrit.bien nettement, en étudiant la notion de retard, en tant que risque, qu’il ne s’agit pas de lui comparer « la durata normale, o anche il tempo perso facendo «uno scalo permesso », la durée normale ou le temps perdu à faire une escale permise par la convention.
La police italienne sur facultés admet d’ailleurs des solutions identiques à celles du droit français, puisqu’après avoir édicté que l’assureur ne serait pas responsable des dommages dus au retard, sauf dans certains cas, elle admet que des marchandises, débarquées pour cause de relâche forcée, ne seront pas garanties contre les dommages dus à la température et à la buée de cale.
2° La température des régions traversées.
La température des régions traversées peut être la cause de nombreuses avaries qui seront plus ou moins graves suivant la nature des cargaisons ; elle est, indubitablement, une condition inhérente à la navigation ; elle ne peut done pas être retenue comme une fortune de mer. Dès le siècle dernier, le principe en était posé par un jugement du Tribunal de Commerce du Havre du 13 juin 1846°.
Un chargement de morues était entré en décomposition