‹ Le vicomte de Vormeuil [pseud.]: ou, Confidences d'un lieutenant général àChapitre 17 sur 32 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Voyage en Eoosse. — S. A* B. Monsieur. — Visite i lord K — Le

chevalier de C — Son histoire. — Retour en France. — Expédition de Saint-Domingue. — Rupture de la paix d'Amiens.

Je défais» avant de songer à mon retour en France» attendre le résultat des démarches qui seraient faites, pour pouvoir TefTectuer sans danger ; car les mesures dç rigueur contre lea émigrés qui s'étaient hasardés de re paraître sans autorisation se poursuivaient toujours. Je ne tardai pas à apprendre que madame de Yormeuil et des amis communs travaillaient de concert à m'ouvrir le chemin. Ma femme pourtant me mandait que j'aurais peutêtre encore quelques mois à attendre. Les premières ouvertures à mon sujet n'avaient pas été très-favorablement écoulées , et il fallait s'adresser à des personnages plus haut placés. Je prenais volontiers patience, tant, sous certains rapports^jo redoutais le séjour de la France, aprè9 avoir joui» à Saint-Domingue et en Angleterre» de la liberté la plus complète. D*un autre côté, comme je vous l'ai dit, la séparation de ma famille devenait pour moi de jour en jour un plus cruel tourment. Je devais d'autant plus désirer obtenir l'autorisation de revenir dans ma patrie» qu'on ne croyait pas que la paix conclue entre la Grande-Bretagne et la France fût de longue du-

rée. Déjà plusieurs des conventions ne s«xécutaient pas» et Malte restait toujours au pouvoir des Anglais.

Voyant donc que j'avais encore quelques mois devant moi, je résolus d'aller faire un court voyage en Ecosse. J'avais rencontré à Londres, en 4800, le si bon et respectable duc deLorge, qui commandait la cavalerie noble de l'armée des print;es dans la campagne de 1792. Il était intimement lié avec le comte de Moira; je crois que son fils, le duc de Civrac et le comte Alexandre de Belsunce, mort à Londres en 1797, avaient tous les deux été ses aides de camp. Enfin , le duc de Lorge me présenta à lord Moira, dont je fus parfaitement accueilli. J'y retour-* nai plusieurs fois, et toujours avec un plaisir nouveau. Je fis, à un grand raout qu'il donna, la connaissance de lord K .... , un trés-aimable seigneur écossais. Nous parlâmes chasse : je lui dis que j'avais vu aui États-Unis d'Amérique, particulièrement à Long-Island , située visà-vis Ncw^-York , de nombreuses compagnies de coqs de bruyère ; j'ajoutai m'être fort amusé à cette chasse, sou-

vent très-productive quand on tirait passablement, et

j'avouai ne pas être absolument maladroit. Lord K

alors , avec vivacité, répliqua :

— Oui, monsieur le vicomte, je sais qu'il y a des coqs de bruyère à l'extrémité de Long-Island; mais ce sont des perdrix pour la grosseur et la beauté, en comparai-, son de nos coqs d'Ecosse.

— C'est possible, milord; mais ne vantez-vous pas un peu trop le gibier de votre pays?

— Et si je vous prouvais la vérité de mon assertion , que diriez-vous?

— Je serais alors de votre avis, je me rendrais à révidenee; d'ailleurs, milord, je suis disposé à vous croire.

— Ah , bah ! vous dites cela du bout des lèvres; je veux vous convaincre moi-même, sur les lieux. Vous aimez donc la chasse?

— Je Tai aimée passionnément; je l'aimerais encore , si je pouvais me procurer ce plaisir; mais il me faudrait avoir une terre pour le goûter. Il y a plus de quatre ans que je n'ai tiré un coup de fusil.

— Eh bien ! je veux vous en faire tirer plus de cinquante dans une journée. Voilà la saison de la chasse qui commence , je pars dans dix jours pour l'Ecosse. Promettez-moi, monsieur le vicomte, de venir me voir. Nous chasserons ensemble , et je vous garantis que vous admirerez mes beaux coqs de bruyère , quand vous ea aurez tué yne douzaine.

— J'accepte d'autant plus volontiers votre aimable invitation y milord , que je devais me rendre sous peu à Edimbourg pour offrir mes hommages à S. A. R. Monsieur, et en même temps voir près de cette ville un de mes plus anciens amis.

Lord K alors me serra la main , et me remit une

carte sur laquelle était son adresse , tant à Londres que dans ses terres en Ecosse.

Huit jours après j'étais en route. Je commençai par S. A. R. Monsieur, qui me reçut avec la plus touchante bonté ; il approuva mon désir de me réunir à ma famille après la vie si agitée que j'avais menée depuis plus de dix années. « Dans les circonstances actuelles, me dit^iU

des hommes comme vous, mon cher TÎcomte, oous seront beaucoup plus utiles en France qu'à l'étranger. Je le sens , nous n'avons plus rien à attendre des puissances étrangères. Partez donc dès que vous croirea pouvoir le faire avec sécurité. Partez^ et croyez que je ne mettrai jamais en doute votre fidélité bien reconnue » et dont vous nous avez donné tant de preuves. Quant à nous , notre sort est dans les mains de la Providence, nous nous soumettrons à ses décrets. » Après avoir dit ces mots, Monsieur me donna sa main, que je baisai, et je le quit*tai vivement ému.

En quittant Edimbourg, jo me rendis à la magnifique

résidence de lord K J'y étais attendu. La chasse s'ou^

vrait précisément le lendemain de mon arrivée. Je trouvai une nombreuse et élégante compagnie de chasseurs. Je ne savais que très^peu l'anglais ; mais tous ces nobles personnages parlaient bien français, et, pendant les dix jours que je passai dans leur agréable société, on ne fit usage, à cause de moi, que de cette langue. Le lende*main, je fus complètement armé. Au bout de trois heures de chasse, nous avions tué qtiarante-six coqs de bruyère. J'eus effectivement la preuve que ces superbes oiseaux l'emportaient en beauté et en grosseur sur ceux des État8*Unis. J'en tuai dix pour ma part ce jour^là; je ne manquai qu'un seul coup de fusil, et donnai ainsi une bonne idée de mon adresse. Les jours suivants furent presque aussi heureux. Enfin, au bout de dix jours, Je quittai mon aimable hôte, après qu'il m'eut fait promettre ^ revenir chez lui l'année suivante , si j'étais encore en Angleterre.

La veille de mob départ, j*ayai$ éerittia billet à mm

ancien ami» le chevalier de G , qui démeuraii cbeas lord

F.. .«M en qualité d'inatituteur de ses deu|[ jeunes fille». Noua étiooâ très*Ués depuis notre jeunesse, Tl avait été coinme moi capitaine dans le régiment de Gondé-dragons; rémigration le latasa lieutenant-oolonel d'un de nos ré^ giments de hussards , et nous ne nous étions pas tus^ de^ puis dix années» C'est par son frère, qui était à Londres, que j'avais appris de ses nouvelles, et là où il résidait. J'ai rarement rencontré dans tM vie un homme d'une Jiumeur plus gaie et plus égale ; il était vif et sans souci. Je lui mandais que je serais le lendemain dans Une petite ville ditûée à une lieue du châte^n qu'il habitait, et le priais de se rendre à toile auberge.

Il fut d'une exactitude ponot\i<He; il accourut vers moi les bras ouverts; noua noul reoonnâmes anssitôt, malgré dix années d'absence.» Après les premières em*brassades, il entra en nmtiàre. 11 me dit que^ trouvant le êéhilUng que lui donnait chaque jour le gouvernement anglais peu suffisant pouï satisfaire ses goûts, il avait résolu de tirer parti de son industrie. Or» il advint que la fcpime d'nn riote pair d'Éiiosise ob^chait nn maître d*i^ talien pour ses filles. Le chevalier, sachant l'époux delà dame hors d'Angleterre pour plusieurs anuéea » se présenta à Londres devant le banquier de madame la pai* rease. Il le disposa en sa faveur par son assurance» sa volubilité, et aurtout aoa bon air. Le btoquier, aivès avoir pria très à la légèife des informations sur la capacité du uMutee» se centeiita de fournir les meilleur! nrnsèigne^ ments «or l'honneur «l4a,nioraUlé. Lady F*«..« avidt an?

prèfi d'elle le frère de son mari; ils demeuraient ensemble. Son beau-frère vit dans le chevalier une bonne fortune pour l'éducation de ses nièces. Il fut aussitôt mandé en Ecosse , et partit comme maître de français et d'italien. Ce que j'avais trouvé singulier, c'est que son frère à Londres ne connut pas son véritable emploi dans la maison.

Quand il eut terminé son récit, je m'écriai :

— Mais , chevalier, es-tu fou? tu ne sais pas l'italien , comment peux-tu l'enseigner ?

— C'est vrai, je n'en sais pas un mot ; mais les leçons vont toujours leur train.

— Tu es Provençal, tu n'as jamais été en Italie, tu es au service depuis ta jeunesse , et tu te donnes pour maître d'italien..... Qu'enseignes-tu donc?

— Je suis Provençal , viens-tu de dire , eh bien ! j'enseigne le provençal à mes élèves. ♦

— Mais vraiment tu abuses de ma crédulité.

— Pas le moins du monde , et je puis me vanter d'avoir deux intelligentes élèves. Ces jeunes personnes parlent et écrivent le provençal presque aussi bien que moi , et cependant elles n'ont encore que dix-huit mois de leçons.

— Mais la mère , Toncle , comment ! ils ne savent pas distinguer le provençal de l'italien t

— Heureusement que la mère n'a jamais quitté l'Ecosse , et son beau-frère, brave homme, intrépide chasseur et buveur, ne sait que courir le renard et boire son vin de Porto. Tu vois que tout marche à merveille. Par bonté) car je n'y serais pas obligé , j'enseigne aussi

— Ml -

le français autant que je puis le faire, n'ayant jamais passé pour académicien.

— Je te trouve bien hardi , chevalier; mais quand le père reviendra, et quand il saura que ses filles, au lieu de parler italien, jargonnent en provençal, que dira44t?

— C'est bien ce qui me préoccupe un peu , d'autant

que lord F est en Italie depuis dix-huit mois, et qu'il

ne tardera pas à apprécier mon haut savoir ; mais, quand j'apprendrai son retour, je décamperai prudemment. Jusqu'à ce qu'il revienne, mon cher vicomte, je continuerai de toucher mes 80 guinées par an , à bien boire, manger, me chauffer et chasser assez souvent^ C'est une excellente maison, habitée par de braves gens ; mes élèves, jolies enfants, m'aiment; que veui-tu , cela vaut mieux que mon schilling par jour. J'aurai bien le temps, hélas ! de le reprendre.

Ce dialogue fut souvent interrompu par des éclats de rire de ma part. Je connaissais le chevalier depuis bien des années, je savais qu'il ne doutait de rien ; mais je ne le croyais pas capable d'une aussi persévérante audace ^ et j'en redoutais pour lui les suites sous le rapport delà considération, car la plaisanterie était un peu forte, et ne pouvait être longtemps ignorée. Quoi qu'il ea soit, nous passâmes une charmante journée ensemble , et le lendemain matin il retourna à son poste, à ses savantes leçons, et moi à Londres.

Je ne tardai pas à connaître le dénoument de cette singulière histoire. Deux mois après, je rencontre le chevalier dans Oxford-Street ; il m'apprend qu'il n'est plus chez lord F ; qu'ayant eu connaissance de son retour

en Anglèlerrei il avait imaginé un voyage de toute néoea^ site à Londres » pour ne pas s'exposer à aea reproches* Enfin je sus que ce digne et sage seigneur, loin de se fàeher, d'être courroucé contre le prétendu maître d'ita-* tien y avilit beaucoup ri de l'aventure. Son premier soin» après avoir tendrement embrassé sa femme» son frère et ses filles» fut de leur demander si elles étaient trè8--habt*> les en italien ; il voulut en juger sur-le-champ » et les pria de converser ensemble. Aussitôt les aimables en« fants» avec une volubilité eitrême , jasent à qui mteuic

mieux en provençaK Lord S ne revient pas de son

étonnemeut» reste un moment silencieux , et part d'un éclatde rirequ'il communique à sa famille. «Mes enfants, dit-il à ses filles, vous parlez le provençal k merveille ; j'ai été à Marseille » j'ai eu le bonheur d'entendre cette langue. Gela vaut mieux que rien, et ne vous a pas grossi la tète. » Puis, s'assuram qu'elles s'exprimaient très-passablement en français, il avoua que le chevalier avait bien employé ses moments. Enfin , dans un voyage qu'il fit peu de temps après à Londres, il parvint à le découvrir et i lui faire accepter, au lieu de reproches, une pension de 50 guinées par an, pour le récompenser de ses soins. Il se lia même avec lui, et le trouva si aimable ( cf qu'il était en effet ), qu'il l'engagea i venir le voir tous les ans à l'époque de la chosse. Quand cette histoire fut connue à Londres , elle divertit beaucoup la société anglaise et française. Lorsque je quittai TAngleterre , le chevalier de €..... , qui s'y trouvait assea bien , ne se souciait guère encore de revenir en France» son patrimoine y ayant été VMdu.

Notre société diminuait de plus en plus. Chaque jour survenaient de nouveaux départs pour France. Les évé** ques, quelques personnes peureuses ou tràs-compromises se décidaient seuls à rester ea Angleterre. L'espoir de re** couvrer un peu du patrimoine de ses pères, de se sous** traire à la misère, ou du moins à de grandes privations, entraînait nos compatriotes, qui suivaient leurs désirs sans écouter la prudence. Il en résulta que beaucoup furent arrêtés à Calais, mis sous une rigoureuse surveii-lance, même incarcérés, jusqu'à ce qu'ils eussent obtenii d'être rayés de la liste des émigrés* Je ne voulais pas courir de semblables risques; madame de Yormeuil la levait ; aussi j'étais assuré qu'elle ne m'écrirait de rete* nir que quand je pourrais le faire avec sûreté* J'atten-» dais donc, A Londres, paisiblement un avis d'elle. Il ne tarda pas à arriver. Elle m'écrivait que je pouvais enfin partir; qu'elle expédiait' à Calais un permis provisoire obtenu non sans peine. Je devais, aussitôt mon arrivée à Paris, me présenter chez le préfet de police, et me rendre dans un lien désigné par lui ^ sous sa surveillance, jus^ qu'à ce que j'eusse obtenu la faveur d'être rayé de la liste dès émigrés. Je fis donc 6ur4e*-champ mes prépara* tifs de départ. Je pris congé de mes amis, et partis pour Douvres. Le lendemain, je m'embarquai sur le paque^ bot anglais, arrivai le soir même k Calais, et, comme j'y trouvai effectivement ma permission de séjour provî** soire, je pus partir sur^enchamp pour Paris.

Le préfet de police, M. Dubois, ne se montra pas trop sévère A mon égard » il me reçut avec une grande polH tesie» m'interrogea pourtant a fond» pour s'assurer st

mon désir était de me soumettre tranquillement à Tordre de choses établi. Jo lui déclarai vouloir vivre en paix au milieu de ma famille, sans m'occuper de politique. Alors il me désigna une ville peu éloignée de Paris, où je me retirerais sous sa surveillance, jusqu'à ma complète radiation.

Vous avez entendu parler, mon cher ami , de la fameuse expédition destinée à conquérir Saint-Domingue, commandée par le général Leclerc, beau-frère du général Bonaparte, alors encore premier consul , et vous savez quel a été son déplorable résultat. Cependant elle était imposante par le nombre et la qualité des troupes choisies prises dans les vieiHes bandes du général Moreau. Les premiers moments donnèrent des succès. Tout portait à croire que, si les conseils si sages donnés par des colons pleins d'expérience avaient été suivis, cette magnifique et si utile colonie appartiendrait encore à la France, et aurait recouvré son ancienne splendeur. Il est de fait que l'ile fut un moment conquise tout entière. Toussaint- Louverture et Dessalines soumis, du moins en apparence, ne pouvaient plus nous nuire, si le général Leclerc, impérieux, surtout présomptueux , eût su agir avec sagesse et bonne foi. Rien n'était plus facile que de s'attacher à jamais Toussaint-Louverture, général en chef des noirs. Revenu au repentir, déplorant les excès qu'il avait commis, il s'était laissé guider par le respectable abbé Sibour, ancien vicaire apostolique à Saint-Domingue. Une créole aimable , madame de Lartigue , avait aussi pris beaucoup d'empire sur lui. Plusieurs riches habitants étaient revenus dans l'ile, et Toussaint leur avait rendu

leurs habitatbns séquestrées. Il ne fs^llait donc que lui montrer de la confiance, l'entourer d'une certaine considération, lui donner même un titre flatteur, une distinction quelconque^ pour se l'attacher k jamais. Toussaint; toujours fidèle, son lieutenant Dessalines n'aurait pas songé à se révolter, même après la rupture de la pait d'Amiens. Mais quand il apprit l'odieux enlèvement de son chef; quand il crut qu*un sort pareil pouvait le menacer ; quand il vit nos troupes décimées par la maladie ; quand, enfin, il eut la conviction que, par le renouvellement de la guerre entre la France et l'Angleterre, nous ne pouvions plus espérer recevoir de secours de la métropole, alors il leva le masque, gagna, avec son corps de troupes, l'intérieur de l'ile, et suscita une révolte générale. Le malheureux Leclerc,. pris à l'improviste, était alors dangereusement malade ; ses yeux s'ouvrirent au danger ; il confessa avoir fait fausse route, s'entoura de créoles instruits, capables, et leur promit que, si le ciel permettait sa guérison, il emploierait tous les moyens capables de réparer les maux dont il s'avouait l'auteur. Il s'empressa de prendre quelques mesures défensives ; mais la mort l'atteignit sans qu'il eût rien pu réparer. Sa mort, cependant, fut un malheur, car ses intentions étaient bonnes ; il voulait sincèrement le bien, mais il lui aurait fallu de l'expérience pour l'exécution. Trop confiant en lui-même, il éloigna les colons dont il se méfiait^ et finit pourtant, parce qu'il était sincère, par leur avouer ses torts et les appeler auprès de lui. Sa mort fut un malheur, parce que le commandement passa aux mains du général Rochambeau, qui, par sa conduite, ses

faUsMi diipositions, ton huiMyr illièrey 6t, militairâ^ ment pariant, idd in^ptiû» pordit tout. ReBsarrA de plus en pliii par les noirs révolté», par lëà bandeii qui en 1707 et 1798 ataient combattu dans nos ranga^ ne rec^ tant aucun secoura de Frftnee , bloqtié rigoareiiaemént dant le Gap, du oAté de la ierr«> par DéfteAlinaa, et» pAt mer« par lea A^nglaUi !l Ait obligé de i« rendre bm der^ merS) airec aa garniaôn affaiblie» Dèa lore li Franeè per^ dit à jamaii Saint-Domingue.

J[*avaiii bien fiiit da revenir dans ma patrie , t^r^ ir^ié aïoia aprèa mon arrivAa» la paix d'Ami^^a Ait rompue t dea mllliera d'Anglaia, qui t^^agMient en Franèê É\kt là ftn des Ifuitii^ furent retanui priaènniër» dé guerre.

^mt^Êbm^imjiàÊtÊk

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