‹ Le vieillard des tombeauxChapitre 17 sur 79 · I. Mot qui yeut dire demi'texte, a. m · texte numérisé non relu

I. Mot qui yeut dire demi'texte, a. m

tire, serait, d'après la nature de mes habitudes, tout aussi précieux pour moi qu'un tabernacle d'argent environné de planches de cèdre. »

— Je vous assure , » dit Morton fort embarrassé, « que je ne puis vous recevoir à Milnwood à l'insu de mon oncle et sans son consentement; et quand bien même je pourrais le faire, serais-je excusable de l'exposer, sans sa participation, à un danger qu'il craint et redoute plus que tous ceux qui pourraient le menacer?

— Eh bien, dit le voyageur, je n'ai plus qu'un mot à vous dire. Avez-vous Jamais ouï parler à votre père de John Balfour de Burley ?

— Son ancien ami , son compagnon d'armes, qui lui sauva la vie, presque aux dépens de la sienne, à la bataille de Longmarston-Moor ? Oh ! très-souvent , très-souvent.

— Je suis ce Balfour , dit l'étranger.

Là est la maison de ton oncle; je vois la lumière à travers les arbres. Le cri du sang se fait entendre derrière moi , et ma mort est certaine si tu ne m'accordes un asile. Maintenant choisis, jeune homme : abandonne l'ami de ton père ; comme un voleur fuyant au milieu de la nuit, laisse-le exposé à la mort affreuse à laquelle il déroba celui qui t'a donné le jour; ou bien ne crains pas d'exposer les biens périssables de ton oncle aux dangers que courent, dans ces temps pervers, ceux qui donnent du pain et de l'eau au pauvre chrétien mourant de faim et de misère. »

Mille souvenirs vinrent se présenter à la fois à l'esprit de Morton. Son père, dont il idolâtrait la mémoire, s'était l)!u souvent à rappeler les obligations qu'il avait à cet homme , et regrettait qu'après avoir été long-temps compagnons d'armes ils se fussent séparés avec quelque froideur , à l'époque où le royaume d'Ecosse se trouvait divisé entre les résolus et les protestants^ ; les premiers s'étaient déclarés pour Char-

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