SCENE XIX
Lçs^Iêmes, Madame GERTRUDE, NANETTE, François. Us ont chacun une lumière à la main et entrent par des porte$ différentes , les deux jeunes gens sont confus,
FRANÇOIS
Quel tintamarre ! . . .
N A NETTE, accourant/' Ah! mon Dieu, que s'est-il donc passé?
Mad. GERTRUDE.
Est-ce la voiture? me voilà , me voilà, {aperceQont Alfred) Que vois je, un jeune homme?
DUBREUIL, la prenant par la main.
C'est mon neveu qui vient d'arriver tout juste pour me servir de témoin.
Mâd. GERTRUDE.
Votre neveu. . . je ne savais pas que vous en eussiez. . . Comment donc. . . un jeune homme de la physionomie la plus heureuse . . Monsieur, j'ai bien Thonneur. . . puisque nioDMcur est du voyage, et que la voilure est prête , je ne vois pas ce qui nous empêche. . .
DUBREUIL
Une simple formalité; c'est (ju'il faut vous dire, ma chère voisine, que mon neveu , qui est très- scrupuleux sur les mariages, prétend qu'il est impossible que mademoiselle m'ait choisi de son put mouvement.
ALFRED
Mou oncle l
DUBREUIL
Il croit qu'on a forcé son inclination, qu'on lui a arraché le oui fatal , comme si nous étions capables... comme il représente ma famille, je ne serais pas fâché que mademoiselle répétât devant lui . . .
Mad. GERTRUDE,
Comment 9 monsieur , encore ! . . .
DUBREUIL
Non pas pour moi , je sais maintenant à quoi m'en tenir , mais pour monsieur mon neveu, qui est un entêté et que je veux convaincre de mon empire sur le beau sexe.
Mad. GERTRUDE.
En vérité, monsieur, voilà bien Tidée la plus ridicule- . . n'importe, il faut vous contenter. .. Parlez, Estelle. (JElle la fait passer à la gauche de Dubreuil,') ESTELLE.
Je vous l'ai dit, monsieur, j'obéirai à ma mère.
DUBREUIL
Eh bien ! décidément vous m ^acceptez pour époux ? ESTELLE ^ jette les yeux sur Alfred , les baisse et répond açec
effort.
Oui, monsieur.
Mad. GERTRUDE, triomphant.
Eh bien ! monsieur 'i
Eh bien ! madame , . . . c'est donc à moi de dire non pour tous deux!