‹ Le vieillard et la jeune fille, comédie-vaudevilleChapitre 8 sur 17 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DUBREUIL , Mad. GERTRUDE , sortant du numéro 7 avec des lettres à la main.

Mad. GERTRUDE.

Garçon , la fille... c'est vous , mon cher gendre, comment vous n'êtes pas encore couché ?

DUBREUIL

Non , je réfléchissais . mais , vous-même . .

Mad. GERTRUDE.

.Te viens d'écrire à mon heau-frère, et à quelques amis^ pour leur faire part de l'heureux mariage. . .

DUBREUIL

Ah! je voulais précisément vous parler... je vous avouerai que depuis quelques instans j'ai une idée qui me tracasse.

Mad. GERTRUDE.

Quoi donc ?

DUBREUIL

Certainement, je suis excessivement flatté de tout ce que votre charmante fille m'a diî par votre bouche ; mais elle est très-soumise, très-obcissante. . . et je crains toujours qu'elle n'ait cédé , sans le dire , à i autorité maternelle.

Mad. GERTRUDE.

Comment, monsieur, l'autorité! je n'ai jamais pensé à en faire usage.

( 20 ) ^ DUBREUIL

Ecoulez donc. . . elle est triste j rêveuse. . . ne scrait-ii pas possible qu'elle eût quelques chagrins. . . qu'une inclination secrète. . .

Mad. GERTRUDE, virement.

tJne inclînalion secrète!... Ah! Thorreur, ma fille... ma propre tille I. . . Estelle , je suis sttQ qu'elle sera aussi indignée que moi. . . Ah l la voilà. . .

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