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LES HUMBLES LE RELÈVEMENT

Par les Humbles, je n'entends pas ici proprement les pauvres, les miséreux, les nécessiteux, pour le service et à Thouneur desquels j'ai écrit V Évangile du Pauvre. J'entends par ce mot tous ceux qui sont dans l'infériorité du rang, de la condition, de la culture, de la fortune. Et je viens vous le demander, mon frère : ceux-là aussi ne sont-ils pas nos amis? Et, [)uisqu'ils sont les humbles, ne voulez-vous pas, ne devons-nous pas travailler à leur relèvement? C'est de ce relèvement en tout genre que j'aimerais à m'entretenir cœur à coeur avec vous, ce soir.

D'abord. ces foules, ces masses, ce qu'on nomme proprement le peuple, quel état fait de lui la haute école philosophique moderne, et quel rang lui assigne-t-elle dans sa conception générale de l'humanité? Il est curieux et très instructif de l'apprendre.

Oh ! je snis bien ce qu'on y dit de lui en public, ce qu'on clame à sa gloire sur les toits. Jamais le peuple n'a été autant exalté, flatté qu'au temps présent : le peuple roi, la souveraineté du peuple! Tout pour

le peuple et par le peuple : c'est la définition même (lu gouvernement démocratique. A cette glorification du peuple ses maîtres d'aujourd'hui sont les plus empressés, comme ils y sont les plus intéressés. .Mais de lui théoriquement que pensent-ils tout bas? Et pratiquement, que font-ils? Quel est d'abord, à son sujet, l'enseignement doctrinal que profosse le positivisme contemporain, dans l'école, ou mieux dans le sanctuaire intime des initiés de la religion de l'avenir?

C'est l'humanisme, qu'ils la nomment. « La religion de l'avenir sera le pur humanisme, » avait dit M. Kenaa : l'idolâtrie de l'homme, l'apothéose des forts, des savants et des grands, l'adoration du savoir s'emparant du pouvoir, désormais détenu et exercé par quelques privilégiés dont la supériorité transcendante écarte toute idée et trace d'égalité avec le vulgaire, le peuple. Volontiers les docteurs de l'humanisrae, diraient-ils, comme Lucain le fait dire à César haranguant ses légions mutinées : « Le genre humain n'existe que pour quelques hommes, Humamtm paucis vivit genits. » Ils le déclarent d'ailleurs très explicitement: « La fin de l'humanité, écrit formellement M. tîenan, est uniquement de faire de grands hommes. Chaque planète fabrique de la pensée, du sentiment esthétique ou moral. Galilée, Descartes, Newton furent tour à tour le but, ou pour mieux dire le dernier aboutissement du monde. » C'est le surhomme !

Mais les autres, les humbles, les ignorants, tout le reste, c'est-à-dire à peu près tout le monde, qu'en fait leur philosophie? Peuple, écoute! Les peuples ne sont que le substratum destiné àporter ces existences

sublimes et rares pour lesquelles seules est faite lliunianité. N'avait-on pas cru jusqu'ici, mon frère, que les grands hommes nous étaient donnés pour le service du genre humain? La proposition doit être renversée. (( L'humanité prise en masse n'est rien autre chose que l'humus, le terreau nécessaire pour faire naitre et vivre une poignée de penseurs. » — «Tout le développement humain, écrit Renan, n'a pas plus de conséquence que la mousse ou le lichen dont s'entoure la surface humectée de la plante... C'est le caput mortuum de matière gâchée de laquelle on extrait une quantité imperceptible d'arôme. « Cet arôme extrait de la masse commune, c'est le génie. La forêt n'est que pour engraisser de ses débris et de ses dépouilles la racine des grands chênes, dont la tète la domine solitaire et sublime I

Et les autres encore, les moindres d'entre le peuple : les faibles, les infirmes, les malingres, les disgraciés de la fortune et de la nature? Écoutez, écoutez, et dites-moi si, en lisant, vous ne sentez pas ce froid soudain qui saisit si l'on vient à toucher un serpent? Voici le dernier mot de Herbert Spencer dans son The man versus state. Je cite : « La pauvreté des incapables, la détresse des impuissants, lélimination des paresseux et cette poussée des forts qui met de côté les faibles, sont les résultats néces- Sciires d'une loi générale, éclairée et bienfaisante » : Quelle s'exécute donc!

Mais que penser alors de la compatissance qui les plaint, de la charité qui les accueille, les assiste et les conserve ? Une erreur, une faute, presque un crime. Je cite encore : « C'est avec surprise, avec douleur, que je vois s'exercer envers les êtres mal consti-

tués de l'espèce humuino cette charité imprudente et aveuf;le dans laquelle notre ère chrétienne a toujours cherché l'idéal de la morale sociale. » Que leur humanisme est donc inhumain, mon frère!

Et à quand son règne? Le jour où ce sera le règno de la science positive, de laquelle on salue et prépare l'avènement. « L'njoiir, dit le même Renan, un jour, un seul pouvoir gouvernera le monde, et ce sera la science. Et la science se trouvant ainsi être en même temps la force, et cette force ayant en main toutes les énergies de la nature, cette force sera effrayante. » M. Renan ne craint pas de l'appeler « tyrannique » dans son exercice; ne prenant contact avec les éléments inférieurs de l'espèce que pour l'exploiter. Ce sera « la Terreur » : il ne recule pas devant ce mot. « Aussi hien, il est permis, écrit-il, d'être tyran pour procurer le triomphe de l'esprit. Tout ce qui tend à avancer Dieu est permis. Le progrès suffit pour tout légitimer. »

Voilà l'humanisme tout entier, mon frère; la théorie de l'écrasement après celle du mépris : « Ne prendre contact avec les éléments inférieurs de l'e.spèce que pour l'exploiter I » Ces éléments infériem-s, ces éléments exploités, nos frères, vous l'avez liien entendu, c'est le peuple, c'est vous! Et encore, si ce n'était là qu'une abstraction philosophique, une formule? Non, c'est un programme. Plus que cela, c'est de l'histoire, hélas! de l'histoire d'ici et d'aujourd'hui^ la nôtre. C'est de ces théories qu'est faite la mentalité des loges ; c'est de ce progranmie qu'est faite la politique de leur gouvernement. Et ne cherchons pas ailleurs la clé de ])eaucoup de choses dont nous sommesles témoins, hélas ! et les victimes.

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c< Je crains bien, Messieurs, disait Ghallemel-Lacour l\ l'Acadéniie française, en y venant occuper le fauteuil de Renan, je crains bien que ces perspectives peu rassurantes ne compromettent un peu la religion de la science, aux yeux de notre Démocratie? » Mais cette démocratie se doute-t-elle de cela, aveuglée qu'elle est eu même temps que méprisée et exploitée par l'oligarchie superbe à laquelle elle a remis le sceptre d'un despotisme à l'orientale qui s'est haussé au pouvoir en faisant d'elle l'escabeau de ses pieds ^

Mais laissons ces doctrinaires, qui sont aussi des sectaires, à cette œuvre de l'exploitation générale du peuple; à l'exploitation de son ignorance pour lui mentir et le tromper; à l'exploitation de sa faiblesse et de son inertie pour l'opprimer; à l'exploitation de sa puissance numérique pour la confisquer et l'asservir, de celle de sa pauvreté pour l'acheter; de celle aussi de ses vices pour le corrompre et l'avilir.

Nous avons un autre programme et de plus hauts desseins. Après celui de l'écrasement, celui du relèvement.

Il y a soixante ans, considérant l'universel mouvement d'unification matérielle qui se produisait sur le globe, le Père Gratry y proposait aux chrétiens un aboutissement moral qui serait précisément le

1. V. E. Re>hn, Aveni7- de la science. Préface, xiii, 6. — Avenir des sciences naturelles. — Dialogues el fragments philosophiques {Probabilités). — Nouvelles études d'histoire naturelle...

G. Darwin, De l'Origine des espèces. Préface de M"" Clémence Rover, p. ixxv. — Hebbert Spencer, The man versus state.

Cf. Chali.kmel-Lacour, Sur Renan. Disc, à l'Acad. française, 25 janvier 1894. — CJétnenceau, Uiscours sur GainbeUa; où il fait ap[iel « au bon tyran de notre Renan », 25 avril 1909. — Cf. noire introduction à l'Évangile du Pauvre, p. vin. elc.

relèvement de « ces éléments inférieurs » dans la vérité, la jusiice et la charité universelle : « Il faut, écrit ce grand cœur, il faut une ligue de tous les bons pour donner au monde un élan décisif dans ce sens!... Les progrès approuvés de Dieu, les efforts vrais, les impulsions du cœur, la lumière des idées, peuvent soulever le monde mille et mille fois plus tôt et plus haut qu'autrefois. Que quelques âmes possèdent véritablement le feu sacré, celui que le Sauveur est venu apporter sur la terre; la flamme, ce me semble, pourrait bientôt jaillir. Qu'un grand peuple européen commence d'abord par établir et organiser, dans le service des pauvres, le culte de ces membres réels et substantiels de Jésus-Christ. Que les bons cœurs trouvent dans ce culte la félicité de la vie. Que la risible et animale avidité de la race inférieure pour l'argent soit arrêtée par la pudeur, flétrie par le dégoût, réprimée par la loi, dans ses fureurs et dans ses fraudes. Que la richesse régénérée soit source et non pas gouffre; que le luxe homicide des joueurs et des courtisanes, et de ceux qui h'S suivent, suscite enfin le soulèvement efficace de tout ce qui n'a pas perdu le sens; que l'énervante sensualité soit tempérée par la passion du vrai, et surtout par le grand amour; que la paix, et non la guerre, soit l'honneur et la gloire des peuples; qu'en un mot, une nation chrétienne fasse son devoir : et je vois éclater la flamme, et la force du feu rempHt le monde et le soulève. »

Ce programme du relèvement et de l'avancement des peuples vers la vérité, l'honneur et la félicitô, n'était autre, en définitive, que celui de l'Évangile, repris perpétuellement par l'Église qui ne cesse do

leur ouvrir ses deux bras de mère, elle aussi : « Venez à moi, Vous les travailleurs, vous les écrasés, venez tous! »

Mais aujourd'hui ces deux bras sont cloués k la croix. Ses mains ne peuvent plus donner. On lui a ravi ce qu'elle avait reçu et qu'elle ne gardait que pour cela. Et c'est bien de cette impuissance à donner que l'Église de France souffre le plus cruellement à l'heure présente. Telle fut la souffrance de Thomas Becket, archevêque de Cautorbery, lorsque proscrit par Henri II, dépouillé par lui de ses biens et réfugié en France , il vit arriver vers lui les bandes de misérables qu'il nouri'issait naguère , et avec lesquelles il ne pouvait plus alors partager que ses larmes. Le tyran qui les lui renvoyait n'avait pas imaginé de vengeance plus cruellement raffinée que celle-là. Heureusement le proscrit avait en France des amis qui se chargèrent de la clientèle de sa charité. Elle ne mourut pas de faim.

L'Église de France grâce à Dieu a, elle aussi, des amis qui la remplaceront, et elle compte sur eux. Elle compte sur vous d'abord, vieillards, mes frères d'âge, têtes blanches, qui êtes aussi la tête et le cœur de toutes nos œuvres. Elle compte ensuite sur vous, vous les jeunes, leurs fils, héritiers d'une tradition d'apostolat charilable dont la garde demeure votre imprescriptible devoir, comme notre dernière ressource.

Or cette tradition, la tradition catholique, la voici : C'est celle d'une sollicitude intelligente, généreuse, constante, pour tous les besoins du peuple, soit ceux ducorps, soit ceux de l'âme, en vue de son relèvement intégral pour ce monde et pour l'autre.

Cette tradition ne s'est pas inspirée des principes de 89 et delà Révolution. Elle s'inspire de l'Évangile où nous voyons Jésus-Christ pourvoir aux nécessités soit corporelles soit spirituelles des foules, indi visiblement.

Kntendez-le. Si d'abord la prière qu'il nous apprend commande d'adresser à Notre Père des cieux la demande « que son nom divin soit sanctifié et que son règne arrive », tout aussitôt la même prière lui demande « de nous donner notre pain quotidien ». Cette question du pain, qui est encore une question de vie ou de mort pour tant de nos pauvres frères !

De même, à l'autel de la Cène, je vois l'Amour infini consacrer pour ses apôtres le Pain du ciel, le Pain des anges. Mais je l'ai vu précédemment, sur le penchant de la colline, bénissant, multipliant et distribuant le pain matériel aux foules, sur lesquelles son cœur vient de s'émouvoir, parce qu'elles ont faim et qu'elles n'ont rien à manger.

Je le vois de même encore, après la résurrection, apparaissant à ses apôtres, sur la rive du lac de Tibériade; et là confiant à Simon Pierre l'autorité pastorale sur tout son troupeau spirituel : les âmes. Mais, là aussi, sur la plage, je l'ai entendu d'abord leur demander amicalement de faire griller quelques poissons qu'il partage avec eux, comme un père. Pueri, enfants, n'avez-vous rien à manger? Venue, prandetel

L'Église le sait bien. Son histoire tout entière est celle du règne de la double miséricorde corporelle et spirituelle dans le monde. Léon XIII écrit, dans son

LE VIEII.LVRD. \%

Encyclique sur la Condition des ouvriers : « Que l'on ue pense pas que l'Église se laisse tellement absorber par le soin des unies qu'elle néglige ce qui se rapporte à la vie terrestre et mortelle. Pour ce qui est en particulier des travailleurs, elle fait tous ses efforts pour les arracher à la misère et leur procurer un sort meilleur ! »

Nous ne sommes donc pas, nous catholiques, de ceux qui déclarent que « la question sociale n'existe pas ». Elle est la plus urgente; et, après la question religieuse ', elle est celle dont la solution nous importe et nous occupe le plus.

A preuve, ce l'ait notoire qu'il n'est pas une seule des améliorations et réformes sociales, mises à l'ordre du jour de l'opinion, dont l'initiative n'ait été prise, en parole ou en acte, par les catholiques militants et agissants de notre siècle. On en a dressé la longue liste que j'abrège. Réglementation et réduction des heures de travail, abolition du travail de nuit, suppression du travail des femmes et des enfants à l'usine, conseils de conciliation et d'arbitrage, assistance médicale gratuite, assurances contre les accidents, assistance des vieillards, retraites ouvrières, ro-

1. W' d'Hulsl disait à Notre-Dame, carême de 1896 : « N'en déplaise aux esprits chagrins, tout n'est pas à condamner dans les nouveautés que révèle notre état social; et il n'est pas douteux que, sur plus d'un point, notre, âge soit en progrès. J'ajoute, et je l'ai prouvé, que ce progrès vient de l'Evangile; qu'il représente un effet lointain, souvent méconnu dans sa cause, de la culture chrétienne. L'humanité tend vers le nivellement intellectuel, moral, économique. C'est l'évolution démocratique. Comme disciple de TÉvangile, je n'ai aucune raison de m'en affliger; je dois même saluer, dans ce que cette tendance a de légitime, un triomphe tardif de la pensée chrétienne. Toutefois, comme sociologue, j'aperçois le danger; c'e^l que les convoitises prennent trop d'avance sur les satisfactions possibles... »

pos hebdomadaire, habitations ouvrières, etc., etc. K Toutes questions, toutes réformes, sur lesquelles nos sociétés d'œuvres, nos congrès catholiques, nos députés au parlement, ont les premiers porté, promené un pacifique flambeau, dont ensuite les prétendus frères et amis du peuple se sont saisis, comme d'une torche, pour mettre le feu partout.

Le feu partout : c'est un peu sous cette image que se présentent à moi les théories incendiaires des sociologues sans Dieu. Un homme, dans notre siècle, a eu le malheur d'attacher son nom à un horrible blasphème : « Dieu c'est le mal! » xVyant dit cela, il a pu alors oser dire : « La propriété c'est le vol. » La divine clef de voûte arrachée, l'édifice social s'écroule tout entier. Ne le voyons-nous pas?

Mais ce brutal savait-il et croyait-il ce qu'il disait? Écoutez un peu, mon frère.

Dans les Annales Franc-Comtoises de septembre et octobre 1896, M. C. Thuriet raconte que, lors de son dernier voyage à Besançon, automne de ISG'!., peu de semaines avant de mourir, Proudhon fut faire visite au bibliothécaire de la ville, M. Weiss, un ami des premiers jours. Avec force respects, celui-ci prit la liberté de lui demander comment, en définitive, il expliquait son fameux motiaLa propriété c'estle vol?» Et, comme Proudhon se taisait, Weiss, toujours caressant — il le fallait avec ce fauve : « Je voudrais bien aussi savoir, dit-il, si, après avoir cueilli toutes les fleurs et les fruits de l'arbre de la science, vous avez gardé quelque foi, quelque croyance en Dieu, h l'im-

1. V. M. Bernard de FRANcourviiLE : Du rôle des catholiques dans la législation sociale, au parlement français. Annales de la Jeunesse calliolique, l" mars 1907.

mortalité de IWnie et à la justice éternelle dans une vie future? » Pour toute réponse Proudhon se leva brusquement; puis, en signe d'adieu, serra une dernière fois la main de son vieux camarade. Et, sur le seuil : « Mon ami, la vérité que je crois, je ne la sais pas encore. Je la cherche et je chercherai toujours... Quand je serai mort, je prie mes amis de faire mettre sur ma tombe : Studebat philosophiœ. Il étudiait la philosophie. »

Il étu'liait, il cherchait : il ne savait donc pas? Et alors, qui le rendait si osé dans sa négation? Si insolent dans son blasphème ? Retenons son aveu. C'est le mot de la fin, verœvoces. Quelques semaines après, Proudhon n'était plus.

Les sociologues théorisent, nos apôtres agissent. Quel apôtre, par exemple, que ce Frédéric Ozanam duquel je puisa présent me dispenser de parler, puisque je viens d'écrire un livre sur ce grand homme de bien et grand homme de Dieu.

Je puis du moins faire mémoire du vicomte Armand de Melun. Il me fut bon, il me fut doux de le voir, de le suivre, dans ses Mémoires, lui l'héritier d'un nom historique, consacrant son cœur et ses jours au relèvement des humbles, des ouvriers, des apprentis, des é migrants, des orphelins, des paysans, des patronages, des asiles, des malades, des pauvres honteux, des dépaysés et des déracinés, enrôlant tout son noble Faubourg au service organisé de toutes les misères soit physiques, soit morales, dont il plaidait la cause devant l'Empereur, devant les Chambres, dans les salons mondains et a)'istocratiqucs qui l'avaient surnommé « notre saint Vincent de Paul ^ » !

Au lendemain de 1870, ce furent les Cercles ca-

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