L'AU-DELA DIVIN. — PURGATOIRE, ENFER, CIEL. — L'ÉTERNITÉ
« Vado ad Patrem. Je m'en vais à mon Père, qui est aussi votre père; à mon Dieu, qui est aussi votre Dieu. » Tel fut le dernier adieu de Jésus au Cénacle, la veille de sa mort. Tel est aussi l'adieu que, dès aujourd'hui, je veux faire à ce monde, d'où sa divine volonté s'apprête à me rappeler : Adsuml
Et qu'y ferais-je encore, mon frère? Je m'y sens de plus en plus solitaire et étranger. Le siècle dont je fus g-it tout entier sous terre, et déjà je ne suis plus qu'une sorte d'ombre errante au milieu des vivants. Il est expédient que je m'en aille.
Vado ad Patrem. — Père : pour qui Dieu le fut-il jamais plus que pour moi? Cette vie dont je vais sortir, il me l'a faite meilleure, plus belle, plus douce, plus honorée, et finalement plus longue, qu'à la plupart de ceux de mon âge et de ma condition, qui valaient mieux que moi. Et, durant son long cours, combien il me fut secourable, indulgent et tendrement miséricordieux ! Nul que moi ne le sait . Je veux l'en bénir encore une fois, en partant, et jusqu'au dernier de mes soupirs.