SCENE PREMIERE
LOUISE
Air : Sans un petit brin d'amoitr.
xVJLo^f dieu , quf-u tentoin qu'l'.iinoui- ! Toujours queiiqu'prine on qiifuqu'détour, Aloi, depuis qu'on lu'fait la cour, Je n'dors ni jiuit , ni jour.
Voyons un peu si ma p'tite lettre esr prise, Marcel connaît c'te cacliett.'-la.
( elle soitlive le vase. ) Eh mais , la v'ia ; vous ouljlicz Louise , C'est bon , Monsieur, on s'en veng'ra.
AIou dieu , etc J'accours c'inatin au rendez-vous , monsieur n's'y trouve pas} j'iui laisse un p'tit mot pour l'y prouver que j'suii venue, et il n'vient seulementpas l'cherchcr. Je n'peiix pourtant pas rester ici à l'attendre j ma mère n'aurait qu'à m'surprendre ; avec ca qu'elle ne s'soucie pas trop que j'épouse un gardccliasse qui n'a rien. J'suis ben sûre pourtant qu'il va venir ^ il cherchera à s'jtistifier, ces messieurs manqueront plutôt de parole que d'excuses d'abord.
Air : Colinette au bois s'en alla.
J'devinons ben , drès qu'il m'verra ,
Tous les biaux discours qu'il in'lcra,
Tt.la déridera, frala déridera :
J'n'ententirons pas de c't'oreill'-là.
A mes genoux , il se mettra,
Trala deiideia, trala déridera ;
Je m'sauvrons , il me poursuivra ,.
En signe d'gràce , il m'demand'r»
( a8 ) Un baiser d'avance.
( Fit'gnant de parler a un homme qui est a genoux et reculant toujours.') Tra iloiiilcr.i , la, la, la, la, la , la, Aujounl'liui vous f'rez pénitence, Ettlemain j'veirons ça.
Ah ! mon dieu ! ma mère! sauvons-nous. (^EUe sort. ) . -ti . -