CHAPITRE VI
M. Rubasore, sous un nom supposé, faisait tous les jours une visite chez M. Florentin ; et comme nous ne voulons pas le peindre comme encore plus méchant qu'il ne l'était, nous devons dire qu'il trouvait quelque plaisir à voir engraisser ses protégés. Il passait toujours pour médecin , el il mettait beaucoup de délicatesse dans tous ses rapports avec le père et la fille. Ses visites journalières et l'arrivée deux fois par jour d'un garçon de la taverne voisine avec un panier, firent sensation dans le voisinage. Quand on crut M. Florentin plus à l'aise qu'il ne l'était, il eut plus de pratiques; et quand il fit un bon dîner tous les jours, il fit aussi plus de barbes.
Je n'ai pas besoin de parler de la reconnaissance du père et de la fille pour leur bienfaiteur;
et Rosalie, en recouvrant la santé , ne pouvait refuser de répondre à toute question raisonnable qu'il avait à lui faire. Il avait certains soupçons qui le portaient à désirer très vivement d'avoir les plus amples détails sur l'histoire de l'espion supposé dont M. Florentin lui avait parlé; mais il se passa une quinzaine de jours avant qu'il jugeât prudent d'entamer ce sujet délicat. Enfin il réfléchit alors qu'il était temps qu'il fit quelque démarche décisive à l'égard de sa pupille. Il résolut d'avoir le lendemain une longue conversation avec Rosalie, et de partir ensuite pour Jasper-Hall.
Dans le cours de ses visites , il avait consulté M. Florentin sur l'affaire importante qui l'avait fait entrer pour la première fois dans sa boutique , et M. Florentin lui avait conseillé de porter une perruque, qui le ferait paraître de quinze ans plus jeune qu'avec ses cheveux gris. Il lui en fit essayer de toutes les formes et de toutes les couleurs, mais aucune ne plut à M. Rubasore, à qui il manquait quelque chose quand il ne sentait pas sa longue queue sauter d'une épaule à l'autre à chaque mouvement de tète qu'il faisait- 11 renonça donc au changement projeté, et il résolut de faire l'amour en queue , quelque antipathie qu'eût sa pupille pour ce qu'il regardait comme une parure mâle et respectable.
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Dans l'après-midi (Ici la veille du jour où il comptai I partir pour Jasper-Hall, et après avoir ordonné des chevaux de poste pour le lendemain malin , il se rendit chea M. Florentin pour faire ses adieux. Entrant dans la boutique, où trois pratiques attendaient leur tour, il lui annonça son départ , et le bon émigré fut si ému par cette nouvelle, qu'il grava son émotion en lettres rouges sur les joues et le menton d'un pauvre diable qu'il ut.
M. Rubasore monta au premier étage , et sétant assis près de Rosalie , il la pria de la manière la plus insidieuse de lui raconter ce qu'elle savait de l'histoire du jeune homme accusé d'être un espion. 11 lui dit qu'il n'était pas sans crédit auprès du gouvernement anglais, et (pie lorsqu'il serait en possession de tous les faits, il ne doutait pas qu'il ne réussit à faire rétablir la pension dont M. Florentin avait été privé.
L'histoire du prétendu espion se rattachait à celle de sa famille, et elle fut obligée d'entrer dans le détail des malheurs de son père et des siens. Toute sa famille avait péri sur l'échafaud révolutionnaire; tous ses biens avaient été confisqués, et c'était avec la plus grande peine qu'il avait réussi à passer en Angleterre avec sa fille. Le jeune homme en question avait vécu avec eux plusieurs années , elle lui conta tout ce qu'elle savait ». 7.
de son histoire, sans s'apercevoir de l'intérêt puissant avec lequel M. Rubasore l' écoutait; lui expliqua comment il avait couru le plus grand risque en arrivant en Angleterre, et lui dit qu'elle avait cherché à le sauver parce qu'elle l'aimait comme un frère.
M. Rubasore pensa que cet amour pouvait bien ne pas être tout-à-fait fraternel , mais c'était une circonstance dont il s'inquiétait fort peu ; et quand elle eut fini sa relation, il lui dit :
— Maintenant , ma chère demoiselle , il ne vous reste plus qu'à m'apprendre le nom et la retraite actuelle de ce jeune homme.
Cette question la fit tressaillir ; elle ne croyait avoir rien à craindre d'un homme si charitable ; elle hésita , et répondit enfin qu'elle ne pouvait le satisfaire. M. Rubasore devint plus pressant, et ses instances la mirent dans un grand embarras.
— Je crois , lui dit-elle enfin , que j'ai fait serment de ne faire connaître ces deux secrets à personne, sans le consentement exprès de l'individu qui y est intéressé... Mon père ! s'écria-t-elle en avançant sur le palier de l'escalier , mon père ! montez un instant, je vous prie.
M. Florentin, laissant sa dernière pratique avec une seule joue rasée, monta sur-le-champ dans la chambre où était sa fille.
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Mon prie, continua Rosalie , n'avons-nous pas fait serment de ne pas faire connaître son nom ci sa retraite actuelle ? Notre digne bienfaiteur désire en être instruit.
- Bah, hah ! il ne connaissait pas monsieur , et il ne pouvait avoir dessein de le comprendre dans cette prohibition.
Et l'émigré trop confiant, s'approcha de M. Rubaaore, et lui dit à l'oreille tout ce qu'il désirait savoir.
Les soupçons de M. Huhasorc devinrent une certitude, et il eut la plus grande peine à cacher la joie dont il était transporté; il réussit pourtant à conserver son sang-froiil, et les assura que, sans compromettre le moins du monde la sûreté de ce jeune homme , il était maintenant en état défaire rétablir leurs noms sur la liste des émigrés qui recevaient dessecours du gouvernement. Et, comblé de bénédiction et de remerciements qu'il méritait si peu, le traître leur lit ses adieux.
M. Hubasore avait plus de crédit qu'il n'en fallait pour les faire réintégrer sur la liste des émigrés pensionnés par le gouvernement, et il l'obtint sans diiïiculte. Mais s'ils avaient su que le pain qu'ils mangeaient chaque jour pouvait être avant peu teint du sang de celui qu'ils aimaient comme un (ils et comme un frère, ils auraient donné leur vie pour ne pas avoir commis cette imprudence.
A l'imitation de M. Rubasore, nous quitterons quant à présent M. et mademoiselle Florentin, pour nous transporter à Jasper-Hall. Mais , avant d'entrer en bonne compagnie, il faut nous débarrasser de la mauvaise; nous dirons donc en peu de mots que M. Rubasore , à l'aide du procureur Sharp et de deux ou trois autres porteurs d'immenses perruques, réussit à faire déclarer le capitaine Olivier Oliphant coupable de désobéissance à la Cour de la Chancellerie , et qu'un mandat d'arrêt fut décerné pour le faire conduire dans la prison de la Flotte.
M. Underdown et Pierre Drivel étaient débarqués sans accident, et ils étaient logés, aussi bien qu'on pouvait l'être , à l'auberge de la Charrue , dans le pelit village voisin de Jasper-Hall. M. Underdown s'était muni d'une épître du capitaine Oliphant ; épître qui , si elle eût été soumise à l'inspection de Pierre Drivel, aurait obligé celuici à bien des hem ! Sans l'avoir vue, M. Underdown se doutait bien qu'elle était remplie de métaphores nautiques dont tous les discours du jeune officier étaient entrelardés; mais il pensa que ce style ne prouverait que mieux qu'il en était l'auteur , et d'ailleurs il avait une lettre de créance vivante en la personne de Pierre.
Le lendemain de leur arrivée, M. Underdown partit dans la matinée pour s'acquitter de sa mis-
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sion, mais il échoua, pour celle l'ois, par la simple raison qu'il ne pui voir miss Bel m on t. Eu arrivant à Jasper-Hall, il fut reçu à la porte par miss Dredgcly. Il demanda à voir miss Hosa Belmont, et elle lui répondit d'un ton bourru que miss llosa ne voulait voir personne. — Pouvcz-vous vous charger de lui remettre une lettre ? Miss Dredgcly regarda cette proposition comme une insulte, et lui ferma la porte au nez.
— De retour à l'auberge, — Pierre, dit M. Underdown, nous sommes battus.
— Eh bien, monsieur, il faut battre' à notre tour.
— Battre!... qui... qïioi?
— Battre en retraite.
— Ce n'est pas le moment de faire de l'esprit, Pierre.
— Je vous remercie, monsieur ; je suis charmé de vous voir apprécier mon mérite ; mon maître ne m'en aurait jamais dit autant... Eh bien, monsieur, ordonnerai-je le dîner? Pendant ce temps, vous pourriez vous promener sur le sable pour gagner de l'appétit.
— Je suivrai votre conseil, Pierre ; je vais aller sur le rivage, parce que je m'aperçois que de là j'aurai une excellente vue de la maison. Quant à vous, au lieu de songera ordonner le dîner, allez vous promener tout autour de Jasper-Hall. Si
miss Bel mont vous aperçoit, elle vous reconnaîtra , et elle voudra probablement vous voir pour avoir des nouvelles de votre maître. Ne craignez rien ; si celte femme à figure rouge vous traite comme un vagabond , comme un intrus qui se trouve où il n'a pas le droit d'être , et vous fait conduire en prison, je saurai vous en faire sortir.
— En prison, monsieur! pour qu'on me mette en prison, il faut d'abord que je sois pris, et j'aurai soin de ne pas me laisser prendre. — Eh bien, le voilà parti sans faire seulement attention à ce jeu de mots. M. Undcrdown peut être un fort digne homme, mais il n'a pas de goût pour l'esprit.
Tout en parlant ainsi, il s'avançait vers Jasper- Hall, et tout en se promenant devant les fenêtres de la façade de la maison, ne voulant pas perdre son temps, il tira de sa poche son compagnon constant, le livre des monosyllabes, pour préparer des calembours.
Au bout de quelques minutes une voix dure et bourrue l'interrompit au milieu de cette occupation.
— Qu'est-ce que vous faites ici ?
C'était un laquais en livrée, jeune, grand et robuste, qui lui parlait ainsi.
— Ne le voyez-vous pas , ignorant , j'étudie.
— Ignorant! Et qui êtes-vous pour me parler
ainsi ?
— Qui je suis? — Ah! — une lettre de créance.
— Une quoi? — Je pense que vous ave/ la tète fêlée, mais prenez garde que je ne vous la fende.
— Vous me la fendez déjà en parlant si liaul, provincial rustique.
— En deux mots comme en cent , décampezvous?
— En un mot connue en mille, non. — J'ai le droit d'être ici aussi bien que vous.
— Point du tout. Vous êtes sur La terre de ma maîtresse. Ne voyez-vous pas les bornes?
— La (erre est une propriété commune à tous les hommes.
— Je vous dis encore une fois <pie vous n'êtes pas sur une commune, et si j'appelle un constable, je nous ferai mettre en cage.
— Taisez-vous, manant grossier; —je me moque du constable comme de vous.
— Ah! voilà comme vous parlez! Tenez-vous bien !
A ces mots, le laquais se précipita sur lui les poings fermes; Pierre l'attendit de pied ferme, el
il en résulta un duel — à coups de poings. Toutes les chances semblaient être contre Pierre , car il était petit et maigre, et son antagoniste était bâti en athlète, mais celui-ci n'avait pour lui que la force brute , et Pierre était passé maître dans la noble science du pugilat. 11 parait tous les coups de son antagoniste, et n'en rendait pas un qui ne portât. Au bout de quelques minutes, le sang coulait par le nez et la bouche de l'homme en livrée; sa tête était enflée au double de sa grosseur naturelle, il avait un œil fermé, et enfin un dernier coup, appliqué sur la poitrine, le terrassa, et il ne put se relever. Tous les domestiques, toutes les servantes de la maison, étaient accourus pour voir le combat ; mais , en cette occasion , il ne se manifesta aucun esprit de corps; personne n'intervint en faveur du laquais , car chacun était charmé de voir humilier l'orgueil du tyran delà cuisine.
Or, ce combat ne fut pas inutile au succès de la mission de M. Underdown; car Nelly, qui, aussi curieuse que les autres , était venue aussi sur le champ de bataille, et avait reconnu Pierre, retourna à la hâte près de sa maîtresse , sans attendre la (in du combat, et, les mains élevées audessus de la tète, elle s'écria en arrivant :
— Ah, miss Rosa,ce grand drôle, Heavy-Hall, second laquais, est à battre le petit Pierre le
domestique du capitaine Oliphant, en face de !;» porte !
On peut juger de l'émotion que cette nouvelle fit naître dans le cœur de Ilosa, qui n'avait pas été informée de la tentative faite par M. Lnderdown pour la voir. Cédant à son premier mouvement, comme doit le faire tout esprit romanesque, elle sortit sur-le-champ et se rendit sur le local qui avait été la scène de l'action. Miss Dredgely l'y avait déjà précédée , et elle ordonnait qu'on s'emparât de la personne de Pierre et qu'on le conduisit en prison, ordre de l'exécution duquel personne ne paraissait avoir envie de se charger, quand miss Belmont inte'rvint , et dit à Pierre de la suivre dans son salon particulier.
Mais Pierre voulut se comporter en homme digne d'èlre la lettre de créance de son maître , et il lui demanda , avant tout , la permission de se laver les mains de cette affaire. Ce n'était pas sans raison, car elles étaient couvertes de sang.
Marchant en triomphe entre ÎSelly et la cuisinière, Pierre fit son entrée dans la cuisine, où toutes les servantes s'empressèrent de l'aider à faire ses ablutions. Nelly le conduisit ensuite en présence de sa maîtresse , et ce ne fut pas sans quelque diiïiculté qu'il pénétra dans l'appartement où l'on voyait deux guitares, une harpe, un piano, une petite bibliothèque ronde sur roulettes rem-
plie de romans français dorés sur tranche, deux grands globes, un chevalet, des portefeuilles remplis de dessins, un métier à broder , et mille autres choses rangées dans une confusion admirable. Miss Belmont venait de finir un tableau à l'aquarelle représentant la Belladonna à l'ancre. Les yeux de Pierre s'y fixèrent sur-le-champ, car il reconnut la frégate ; mais il fut trop poli pour en montrer de l'éton nement.
— Eh bien, Pierre, lui dit Rosa , les joues trop animées pour que ce fût seulement l'effet de la chaleur, j'espère que ce laquais brutal ne vous a pas fait grand mal, quand il vous a battu?
— Battu , miss Belmont ! — moi , battu ! — battu parce grand flandrin ! — Je voudrais, miss Rosa, que vous le fissiez monter ici pour lui demander s'il a envie de me battre encore de la même manière. —Battu ! — moi qui suis une lettre de créance !
— Lettre de créance ! Que voulez-vous dire?
— Oui, miss Belmont, dit Pierre en se redressant, la lettre de créance de mon maître. — Le capitaine Oliphant a quelque chose d'important à vous communiquer , et ne pouvant quitter sa frégate, il vous a envoyé un de ses amis, M. Underdown , à qui une femme à figure rouge a fermé très malhonnêtement votre porte au nez ce matin; et j'ai été chargé de l'accompagner pour
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vous prouver qu'il vient réellement de lu pari de mon maître. — Il a une lettre à vous remettre <le sa part.
— En vérité, Pierre, je suis fâchée que vous ayez reçu un si mauvais accueil chez moi. Ce misérable a voulu profiter de sa grande taille ; mais il sera congédié demain. — Tenez , Pierre , voici une couple de gainées pour vous indemniser des coups que vous avez reçus.
Pierre reçut les deux pièces d'or avec un air de respect, mais il les garda quelques instants sur sa main ouverte, ayant l'air de les considérer avec attention, car il se demandait s'il devait garder deux guinées" qui lui étaient données dans une idée si injurieuse à son honneur. Enfin il prit son parti, et empocha l'or, l'affront et ses scrupules.
Rosa sonna, et envoya un domestique dire à M. Undcrdown qu'elle serait très charmée d'avoir le plaisir de le voir. Un instant après miss Drcdgcly arriva , le visage rouge comme le soleil quand il veut faire passer ses rayons à traun brouillard de Londres.
— Quoi, miss Rosa ! s'écria-t-elle , un meurtre vient d'être commis à votre porte, et vous êtes à causer tranquillement avec le meurtrier ! — Hall est sans connaisance, et je doute qu'il la recouvre jamais. — J'ai envoyé chercher le chi-
rurgien; mais quand il arrivera, l'homme sera mort, s'il ne l'est pas déjà. — Yo us êtes notre prisonnier au nom du roi.
— Ne craignez rien pour mon vaillant antagoniste , madame , dit Pierre. Un pareil accident n'est qu'une bagatelle. — Frcttez-lui seulement le visage avec un torchon mouillé d'eau fraîche, et il n'y paraîtra plus. C'est le ciel qui a voulu le punir de m'avoir battu.
— De vous avoir battu , — vous qui l'avez tué !
— 11 peut mourir, il peut vivre, cela dépend de la volonté de Dieu , madame ; mais j'ai des raisons valant leur poids d'or pour soutenir qu'il m'a battu ce matin.
Cependant , miss Belmont > voulant s'assurer par elle-même de la situation dans laquelle se trouvait Heavy-Hall , descendit sur-le-champ. Elle le trouva étendu dans le vestibule , immobile, sans connaissance, et entouré de tous les domestiques. L'un lui frappait dans la main, l'autre lui brûlait sous le nez des plumes et des chiffons, un troisième lui aspergeait la tête avec de l'eau froide, mais rien ne paraissait [pouvoir lui rendre l'usage de ses sens.
En ce moment M. Underdown arriva. Comme il avait quelques connaissances en chirurgie, il portait toujours sur lui une petite trousse d'ins-
trumonts, et il la tira de sa poche. Chacun s'écarta pour lui faire place, et le prétendu moribond entr'ouvrant les yeux autant quele permettait l'enflure de ses paupières, ne vit pas plus tôt briller la lame d'une lancette, qu'il se releva sur ses jambes, en s'écriant : Non. non! j'ai déjà perdu assez de sang par le nez et par la bouche, vous ne m'en tirerez pas encore du bras.
— Allez vous mettre au lit , Hall , lui dit miss Drcdgely ; Thomas vous bandera la tète.
— Non, miss, non; je m'en retourne chez ma mère. — Je vous donne congé ainsi qu'à miss Rosa. — Vous m'enverrez mes gages si bon vous semble, je m'en retourne chez ma mère.
Et ne faisant qu'un saut jusqu'à la porte , le fanfaron battu et humilié retourna chez sa mère, à la grande satisfaction de ses compagnons.