‹ Le vieux cordelier (volume 2)Chapitre 41 sur 58 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Les deux partis de Triunnn'rs,

D'âpres ce qui précède , il est évident que la diyision, dans le décemvirat , remonte à la fête de rËtre-Suprême. Alors Robespierre fut nommé k Tunanimité président de la Convention nationale. Peu de jours après , les BarèrC) les CoUot , les Billaud , les Yadier s'emparèrent des mystères de la mère de Dieu , pour le renverser. Il s'en aperçoit. On devient tout à coup souple et même flaUeur^ on sème la div^ision , on {fiole y os décrets» Ces uéritésuaknt bien des épi'grammes. Voilà ce qu'il dit, dans son discours du 8 thermidor. Voici ce que dit Barère , dans » nouvelle carmagnole du i5 de ce mois, a II crut avoir mis la main sur l'empire le jour où il présida la fête de l'Eire-Suprème. »

De son côté , il travaille avec plus de soin la société des jacobins ; les deux partis de triumvirs, bien prononcés, tentent mutuellement de sacrifier les partisa*i« de l'un et de l'autre. Ainsi , ils préparent l'heureuse révolution du 9 thermidor. La Convention nationale recouvre sa liberté ^ ils se précipitent dans l'abîme , lorsque chacun des partis ne voulait s'entre-délruire que doucement et sans secousse , afin de conserver dans sou triomphe la tyrannie sur la France.

Quel effroyable spectacle que cette lutte ambitieuse , et les moyens d'imposture , de charlatanisme et de roue** ries^ employés de part et d'autre!

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