‹ Le vieux Lachine [microforme]Chapitre 19 sur 61 · L'ORIGINE DU NOM LACHINE · texte numérisé non relu

L'ORIGINE DU NOM LACHINE

Comme on le voit, ce ne fut pas La Salle qui appela sa seiwneurie /« Chine, parce que, comme l'affirment des historiens; il croyait voir devant lui un passage &u pays de la Chine : il lui donna le nom de Saint-Sulpice. Le registre de la sépulture de Clémence Rapin, à Montréal, le 29 novembre 1676, fille d'André Rapin, habitant de la côte Saint-Sulpice,” constate qu'à cette époque même le premier nom de notre paroisse n'était pas encore perdu.

Nous avons parcouru les registres de Montréal de 1667 à 1680 ; nous y avons trouvé plusieurs mariages, baptêmes et sépultures des premiers habitants de Lachine, dont on trou-

() Nous avons eu la curiosité de consulter l'inventaire des biens de Jean Millot fait le 21 août 1700, devant Michel Le Pailleur qui contient une liste de ses titres. Il y est dit que le titre au fief de La Salle a été fait devant Basset le 3 février 1669. En référant à l'original au greffe de Montréal, nous avons constaté une description plus détaillée que dans l'acte cité par Margry: ‘La consistance de quatre cent vingt arpens &e terre sise en la dite isle, au-dessus du sault Saint-Louis, commençant sept arpens de large sur le bord de la grande rivière ou fleuve Saint-Laureut, sur soixante arpens de profondeur, tirant au nord, tenant d’un côté à la concession de Nicolas Moisan dit le Parisien et d'autre costé à Picrre Perusseau (les deux voisins de la terre de l’ancienne église), sur lesquels lieux il y a environ dix ou douze arpens en culture défrichée, trois environ de bois débité ou amassé, et huict ou neuf arpens parti débitté ou abattu, et ensemble les commencemens de bastiments et autre généralement les dépendances de la dite terre présentement vendue...... le tout en fief noble, etc. etc.

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En 1676, l'usage du Le registre du mariage de Vincent Alix, 4 octobre 1677, dit qu'il est “habitant de la Chine, isle de Montréal. paroisse des SS. Anges.”

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(1) Cette conduite étrange de La Salle est un des points faibles de sa vie. Elle est attestée par M. Dollier ct M. de Galinée, tous deux témoins oculaires qui ne peuvent être soupçonnés de sentiment hostile à La Salle, le Séminaire lui ayant été toujours très sympathique. Margry, t. ler pp. XXIII, 1H Faillon,t.3, p. 297. M. Margry affirme que M. de Galinée se trompe. ‘ Comme on le verra ailleurs, dit-il, le désir ‘de La Salle était de gagner l'Ohio.” L'histoire racontée par La Salle ä Paris en 1678, Margry, p. 377, ne s'accorde guère avec la relation oflicielle de 1682, p. 436 du même auteur : ‘ Le sieur La Salle, pour prendre des mesures plus justes, fit divers “ voyages, tantost avec des François, tantôt avec des Sauvages, et même avec MM. ‘“* Dollier et Galinée, prêtres du Séminaire de Saint-Sulpice, l’année 1669 ; maïs une violente fièvre l'obligea à les quitter à l'entrée.” Voir aussi Margry, pp. 115, 117, 129 133, 144.

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| prix de vente fut 2,800 livres, dont 155 comptant. La date ve | du contrat est du 3 février 1669. (1) ot . . à pe . , . A Puis suit le reçu de La Salle pour “ 2645 livres, qu'il (Millot) F': me devoit pour le reste de la vente de mon habitation.” Li A la page 107, on trouve la vente de la terre en censive de 16 La Salle à Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, à la date du la . . an , . . «6 + 4 . ) 6 juillet 1669, décrite comme suit: “ Une pièce de terre sise du | et située en la dite isle, au dessus du sault Saint-Louis.... Et no . . . JT:

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À la page 106 de la collection Margry, t. 3, on voit que le ler juillet 1669, La Salle engagea Charles Thoulonnier comme compagnon “ dans le voyage auquel le dit sieur de la Salle se prépare pour aller aux nations sauvages.” Le G juillet 1689, le jour même où il signa le contrat de vente à Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, il laissait sa maison de Saint-Sulpice en canot d'écorce pour les pays de l’ouest, à la recherche d’un passage au Japon et à la Chine. Il était accompagné de M. Dollier de Casson et de M. de Galinée, prêtres de Saint- Sulpice, comme chapelains ; mais ces derniers avaient surtout en vue d'évangéliser les nations sauvages du Mississipi. L'expédition se composait de quatre canots et quatorze hommes équipés par La Salle, trois canots et sept hommes engagés par le Séminaire, et aussi de deux canots conduits par les Iroquois qui avaient hiverné chez La Salle et qui servaient de guides, Les hardis voyageurs arrivèrent au village indien Tenaoutoua, près de Niagara, le 24 septembre 1689. Jolliet y était de la veille. C’estici que La Salle sous prétexte de maladie, abandonna ses compagnons de voyage et rebroussa cheinin. (1) Craignant probablement la risée publique, il

(1) Cette conduite étrange de La Salle est un des points faibles de sa vie. Elle est attestée par M. Dollier et M. de Galinée, tous deux témoins oculaires qui ne peuvent étre soupçonnés de sentiment hostile à La Salle, le Séminaire lui ayant été toujours très sympathique. Margry, t. ler pp. XXIII, 144. Kaillon, t.3, p. 297. M, Margry affirme que M. de Galinée se trompe. ‘ Comme on le verra ailleurs, dit-il, le désir ‘“ de La Salle était de gagner l'Ohio.” L'histoire racontée par La Salle à Paris en 1678, Margry, p. 377, ne s'accorde guère avec la relation officielle de 1682, p. 436 du même auteur : ‘ Le sieur La Salle, pour prendre des mesures plus justes, fit divers ‘“ voyages, tantost avec des François, tantôt avec des Sauvages, et même avec MM. “ Dollier ct Galinée, prêtres du Séminaire de Saint-Sulpice, l’année 1669 ; maïs une violente fièvre l'obligea à les quitter à l'entrée.” Voir aussi Margry, pp. 115, 117, 129 133, 144.

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