‹ Le vieux Lachine [microforme]Chapitre 20 sur 61 · LE F · texte numérisé non relu

LE F

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envoya de l'avant ses hommes qui arrivèrent à la côte Saint-Sulpice à l'automne de 1689. La Salle ne revint que l’année suivante. Il n'en fallait pas plus pour imposer à su seigneurie le nom de la Chine dès l'automne de 1669. A toutes ces preuves nous ajouterons le témoignage de M. Sulte dans un article publié dans Les Soirées Cunadiennes, t. 6, p. 481 :

“Il me semble impossible de contester que le nom de Lachine ait été imposé par ironie, à la suite de l'expédition manquée. La Salle, qui n’a jamais employé ce nom dans les actes aujourd’hui connus, ne doit pas en avoir été l’auteur. C’est plutôt M. Dollier qui le créa ou qui s’en fit le propagateur, après son retour de la baie Quinté au printemps de 1670.

“ Duns son Histoire du Montréal, publiée par la Société Historique de Montréal, M. Dollier dit, en plaisantant, que le nom de Lachine fut donné à la localité d'où était partie (1669) l'expédition du sieur de La Salle. IT fait entendre que le retour des “ Chinois” causa quelques risées dans le public. M. Dollier aimait à rire ; je pense qu'il est l’auteur du terme satirique Lachine. Il parle de la “trasmigration ” des voyaweurs de La Salle, voulant par là signifier que ces braves

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sens, partis pour se rendre à la Chine et revenant penauds,

méritaient le surnom de Chinois.

“ Quoiqu'il en soit, dans un acte du greffe de Montréal, en date du 11 juin 1670, figurent ces mots : “ le lieu de la Chine ainsi appelé,” et encore : “l'habitation qu'on appelle la petite Chine,” expressions qui, d'après la remarque de M. Faillon (III 298) montrent que ce nom devait avoir été adopté récemment. Le 8 octobre, même année (même source), l’intendant

Talon répète le mot.”

Cavelier de la Salle à donc été le fondateur de notre ville et de notre paroisse, —de notre ville par son établissement sur la terre de l’écluse, —de notre paroisse par celui qu’il fit à l’ancien village. Si nous devons un monument aux braves habitants, qui, presque miraculeusement ont échappé à l'attaque inattendue des Iroquois le 5 août 1689, ou y sont tombés, n’en devons-nons

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