LES IROQUOIS MAITRES DE L'ILE
Cette victoire décida de la campagne de 1689. Les troupes françaises rentrerent dans les forts, et en abandonnèrent les environs à la merci des Iroquois, qui se répandirent dans toute l’île de Montréal, laissant partout des traces sanglantes de leur passage. [ls menacèrent la ville même, On voit dans les registres de Montréal que le 25 août, 1689, on y enterra deux soldats de M. de Saint-Jean, tués par les Iroquois, et que le 7 septembre 1689, on y inhuma Jean Beaudry dit l'Epinette, aussi tué par
les [re "Leur marche alarma la population de Québec. Le ,; 1689, le Conseil s’ajourna, “ ayant advis qu'il y
ae armée de quinze cents [roquois en campagne, il y sait lieu de craindre qu'ils ne s’'acheminassent en ces quartiers et qu'afin de laisser une entière liberté aux habitants de vacquer aux récoltes, et se précautionner contre les incursions de ces ennemis.” (2) Plusieurs semaines durant, ils se promènent en triomphateurs le fer et le feu à la main. Après avoir ravagé l’île, ils passent à la rive opposée, saccagent la paroiïsse
(1) Charles Le Moyne, fils Ce mémoire fut écrit en 1713, alors que Le Moyne était baron de Longueuil. Il reçut ce titre de noblesse en 1700, &
(2) Jugements, vol, 3, p. 354.
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de la Chenaye, y massacrent une partie de la population et amèenent le reste avec eux, (1) Ce n'est qu'à l'automne qu'ils
songèrent à se retirer, ainenant, selon Charlevoix, deux cents prisonniers,