‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 139 sur 367 · TO · texte numérisé non relu

TO

près de moi.* . Si je lui e'erivais au moins, pour l'informer que nous veillons sur elle, lui demander des renseignemens?. . .

GODICHMATTN.

Et des nouvelles de sa santé' , j^allais vous le conseiller.

NIGODING.

C^est que je n'ai ni plumes , ni papier. Oh ! la ! la ! ( une tuile se détache du toit, et tombe à ses pieds. ) Qu'est-ce que c'est que ça ?

GODIDCHMANN.

Une tuile qui vous tombe sur la tête.

NIGODING, la ramassant.

Quel bonheur , c'est le ciel qui me l'envoie 5 écrivons dessus. Un léger billet, bonne idée î

GODICHMANN.

Voulez-vous mon couteau?

NIGODIKG.

C'est cela. ( il écrit, ) « Chère et infortunée Babiole , je » profite de l'occasion d'une tuile, pour vous assurer de » mon amour 5 si vous êtes dans ce château, donnez - moi » quelques renseignemens sur les localités j si vous n'y êtes » pas, déchirez ma lettre. J'atten(!s votre réponse au pied j) (iu mnr, avec îequelj'ni l'honneur d'être, etc. PostScript » tum. Tournez la page; je ne signe pas , pour que l'on ne 3) reconnaisse pas votre malheureux époux. » ( Godichmanu.) Là , plie ma lettre , et mets un pain à cacheter.

GODICHMANN.

Comment. .,T

Ah ! que je suis bête. . . une tuile. Maintenant il faut l'envo}'er bien doucement; la fenêtre est entr'ouverte. Dieu! comme la main me tremble. ( il lance la tuile, qui casse un carreau, Paf ! oh!

GODICHMANN.

Bien visé!

ÎTIGOEIÎ^G.

Oh! dieux ! pourvu qu'on n'ait pas entendu. ( // écoute» ) Rien! maintenant je suis tranquille, Babiole a ma lettre ; elle est prévenue. Oursicoft' est absent. M. Bcttembctt lui a fait faire ses vingt-quatre lieues, et je puis m'introduire sans danger, {on entend le son du cor.) Qu'est-ce que j'entends là ?

GODICHMANN.

L'air de Robin-des-Bois.

. NIGODING.

Dlenx! c'est lui, c'est mon rival qui revient. Lii , encore wne boulette de mon instituteur ; au lieu de lui faire faire douze lieues dans l'autre sens , il l'a raoïené par ici. Faut il être bête !

GODICHMANN.

Quel malheur! nous sommes cernés. . . par ses piqueurs. ( il regarde au fond,) Impossible de fuir.

NIGODING.

Oui, mais nous avons notre talisman pour devenir invisibles.

( U montre le parapluie»)

GODICHMANN.

Il approche: L'orage va fondre sur nous.

NIGODING.

Ouvre vite le parapluie.

( Ils se placent sous le parapluie»)

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