‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 171 sur 367 · BERNA.DILLE · texte numérisé non relu

BERNA.DILLE

Paix, laisse-moi conter ça à mam'zelle.» Ce n'est pas l'embarras. .. je n' sais comment m'y prendre. C'est qu'on est venu. . . on nous a dit. . .

MICHEL

Et ça n'iaisse pas que d' faire peur, voyez-vous.

BERNADILLE.

Mais tais-toi, tu n'expliques pas ben.

MICHEL

Ni toi non plus.

NoÉMi s dans la plus grande anxiété. Vous me faites mourir.

BERNADILLE.

(Pendant son récit, elle regarde tour-à-tour Noémi et Michel. ) Y'ià qu'm'y v'Ià, Mam'zelle.

MICHEL

Hier, pendant que j'raccommodions mon filet. . .

BERNADILLE.

Et que j' taillais la soupe , il est venu cheux nous un homme. . .

MICHEL

Non, un monsieur.

BERNADILLE.

C'est la même chose. J* crois ben que j' le connais.

MICHEL

Et moi aussi.

BERNADILLE.

Quoiqu'çà je n'me souviens plus d'son nom.

MICHEL

Ni moi non plus.

NOÉMI

Ayez pitié de mon tourment.

Dam! j' faisons d' mon mieux, Mam'zelle. Tant y a qu' et' homme, c'est comm' qui dirait un faiseux d'projets.

TÎOÉMI.

M. Doucet. . . . peut-être ?

MICHEL

G^est ça, M. Doueet. J'te l' disais ben.

BERNADILLE.

Tu m'impatientes ! Juste , Doucet. . . bête et bavard.

NOÈMI.

J'ai tout à craindre de lui.

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