‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 339 sur 367 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les MEMES, MEUNIER, DOMINIQUE.

TOUS

Air: Ce doux serment , t' aimer toujours . (Antoine.)

Mes bons amis, ne craig | | rien , ° ( nons ' '

Point de frayeur en 1 | présence.

Mes bons amis ne craig [ I rien , " I nons ' '

Le soldat se comporte bien!

Et surtout entendons-nous bien.

LOUISE , affectant un air riant,

D' VOUS revoir,

Nous perdions l'espoir. . .

Et chacun regrettait votre absence !

PATERNicK , de même.

Dans nos yeux ,

Vous voyez d'avance ,

Gomm' vol' retour nous rend heureux.

TOUS

Mes bons amis, ne craignez rien , etc. PATERNICK.

Enchantés, Français... {Il les regarde.) Tiens, on nous avait parlé de dieux généraux

MEUNIER, posant son fusil.

C'est nous, pour le quart-d'heure !..

PATERNICK, étonné.

Ah!., vous êtes .généra!, mon sergent.

MEUNIER

Oui... {Jli^ec un soupir étouffé.) L'avancement a été rapide...

[Paternich fait un signe à Bischojf,) CrOTTE, à Dominique.

Et vous aussi, monsieur l'hussard?..

DOMiiNiQUE, posant son sabre et son sehako. Certainemeiit, ma bonne !..

G'OT TE , à part.

Ma bonne I il n'y a pas manqué...

DOMINIQUE, gaimcnt.

Du reste, que; ça n' vous gêne pas ; quoiqu'ofïiciers su-

përieurs, nous ne sommes pas difficiles : la soupe... un quartier de lard...

MEUNIER

Et le petit verre. . . Qu'est-ce qu'est l'espèce de maire, ici ?

pAteuwick , passant près de Bischoff.

Le goronidchi, vous voulez dire... mon géne'ral?.. Le voilà. Saluez donc , BiscliofF. . .

MEUNIER

Tâchez que nos hommes ne manquent de rien...

BISCHOFF

Soyez tranquille... Vous prendrez bien aussi quelque chose en attendant le souper.

LOUISE

Je vais chercher ce qu'il faut.

DOMINIQUE , l'arrêtant par la main.

Vous , ma belle... je ne souilîirai pas !... (Il la regarde.) Milzieux! la jolie fille !

LOUISE , f aisant une petite référence. Ca vous plaît à dire , monsieur 1' soldat.

Non, le diable m'emporte... {A Meunier) Regarde donc , Meunier...

MEUNIER , brusquement.

C'est bon... j'ai pas le temps de penser aux bagatelles.

LOUISE

Ces messieurs veulent-ils entrer?

MEUNIER

Non... non. Nous avons quelques ordres à donner à

notre division Nous boirons un coup , là , sur cette

table...

[Louise rentre dans la maison.) PATERNICK.

Et dites -moi, Français... aurons -nous le plaisir de vous conserver long-temps?...

DOMINIQUE , regardant Louise s'éloigner.

Ah!,., pas autant que nous le voudrions!...

MEUNIER , le poussant.

Tais-toi I {Haut. ) Nous prenons nos quartiers d'hiver Ici. Le corps d'armée va nous rejoindre.

GOTTE , à part.

Un corps d'armée !

BISCHOFF

Un corps considérable?

paternick.

Ce que nous appelons... un gros corps?

MEUNIER, acec aplomb.

Vingt mille hommes!...

pAternick , bas aux autres, Yingt mille hommes? allons doucement... {Haut.) Eh bien! tant mieux, nous rirons, nous souperons ensemble... nous fumerons... Fumez-vous, Français?

DOMINIQUE, étonné.

Quelquefois! Qu'est-ce qu'il a clone , ce paour?... pAternick.

Allons, BischofF, vite, à vos fourneaux... Gotte , préparez les chambres... Salut, Français. {A part.) Je vais remarquer où sont loge's les autres !

[Ils sortent en se faisant des signes d'intelligence.)

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