SCENE VIL
GEORGES, seul.
Me voici seule enfin!.. Ah ! combien j'ai souffert! Cet homme était loin de penser que l'infortunée dont il parlait était là., près de lui !... que sous ce déguisement, qui a pu seul protéger sa fuite , elle a tout quitté... son pays., cette ville... témoin de sa faiblessse , de sa honte, {^eile se cache la figure dans ses mains. ) Oui , j'ai dû m'éloigner... je ne pouvais plus, sans rougir, entendre prononcer le nom de mon père !... et quand j'allais me réfugier chez le setil parent qui me lesle... quand j'avais perdu tout espoir de retrouver l'auteur de mes maux... le sort me le fait rencontrer... c'était lui! Gustave d'Herleim !
ROMANCE, {de Brugnières.) Aie : Vous avez préféré ma mère.
lin «ongo ne m'a point Ironipée.
Ili*!!, plourani près de ces lienx, De son souvenir occupée.
Je crus le voir fuir h nies yeux 1 .le le reirouve... el sa présence n'ellroi vicnl !if,'iler mon c<t'ur.
Toi, qui m'as ravi l'innoeence, Ali ! du moins rends-moi le lionlieur.
Mais deux ans de pleurs, de tristesse , Hélan ! sont onhliés par lui !
Une autre a toute sa tendresse , Une autre l'adore aujourd'hui!
Ah! pauvre fille, à sa constance Va, ne crois point... il fut trompeur.
Il te ravirait l'innocence, Sans la payer par le bonheur !
Riais non, il ne peut m'avoir oubliée, il m'entendra... je réclamerai mes droits î {comme frappée d^un souvenir.) Ah! grand dieu I j'y pense maintenant... qu'ai-je promis tout à l'heure!... cette jeunefille... ce mariage... moi... son époux... Si l'on découvrait qui je suis... ah! j'aime mieux renoncer, m'éloigner; et cependant si c'est le seul moyen d'empêcher une union qui m'enlève tout espoir... Quel embarras... Ciel! on vient! {H remonte (a scène. )