VICTOR, ALPHONSE, MATHILDE
ALPHONSE, à Victor.
Qu'est-ce que c'est?
VICTOR, lui faisant des signes.
Pardon, je voulais dire à monsieur.. . les marchands qui ont fait les fournitures pour la noce se sont présentés avec leurs mémoires.
ALPHONSE, vivement.
Déjà I. . . morbleu, c'était bien la peine de nous interrompre; qu'ils aillent au diable! ...
MATHILDE
Eh ! mon Dieu, vous vous emportez comme] un jeune homme . . .
ALPHONSE
Non. . . c'est que ces imbéciles choisissent si mal leur moment... venir parler d'argent, quand il est question de bonheur.' (7/ baise la main de Mathitde.)
VICTOR, continuant SCS signes.
C'est ce que j*ai pensé ... je leur ai dit de revenir après la cérémonie.
ALPHONSE
C'est bien...
VICTOR
J'avais aussi à dire à monsieur... (^A Alplionse et le tirant par son habit.) Il faut que je vous parle en particulier. ALPHONSE, surpris.
Hein!.. . {A Mathilde.) Pardon, ma chère amie, quelques commissions importantes... je vous suis dans le salon.
MATHILDE
Ne vous faites pas attendre , {ôas) et puis, pour ma tante . . . vous savez . . .
Air : Et tes sermens , ma chère.
Ah! de grâce, aimez-la!
Ce que , dans voire zèle , Vous aurez fait pour elle, Mon cœur vous le paiera.
ALPHONSE
D'après cette promesse, Pour la tante , je vais Ce soir me mettre en frais De soins et de tendresse. . .
( Lui baisant la main.)
Et vous ne m'en rendrez Que ce que vous pourrez.
{Mathilde sort ^ Alphonse la conduit jusqu^h la porte.)