COLLEGE DE FRANCE
Seignelay, d'Argenson, Phélippeaux, témoignèrent beaucoup d'intérêt au Collège de France. Un arrêt du Conseil institua définitivement les dix-neuf chaires, et rarchilecle Chalgrin fut chargé d'achever l'édifice. En 1776, Turgol et Malesherbes fondèrent l'enseignement de la Philosùjihie morale.
En 1791, Lalane, doyen, décidait qu'à l'avenir les programmes des cours seraient rédigés en français. Le 12 mars 1793, un décret de la Convention nationale confirma l'existence du Collège. Sous la Restauration, l'éclat du Collège de France fut incomparable, avec Ampère, Savart, Magendie, Cuvier, ChampoUion, Biot, Uémusat, Sacy, etc.
En 1838, Michelet fit l'histoire de Paris; ce fut le début de ses cours admirables, où, fouillant les origines générales du moyen âge,
les communautés des campagnes et les fraternités des villes, étudiant les légendes, les symboles du droit primitif, il dit comme les foules en vinrent à adorer ce qu'elles avaient fait. Quinet y professait les langues et les littératures de l'Europe méridionale. On n'a pas oublié encore ces retentissantes leçons de haut enseignement que le coup d'État vint briser.
Tel était le Collège de France, et tel il est encore. 11 ne ment pas à sa devise : Docet omnia. C'est la synthèse de toutes les connaissances humaines, « la haute école de la vie, dit Michelet, alternant des sciences morales aux sciences de la nature, d'elles encore à la morale » ,