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CHAPITRE XLIII

Le collège Chaptal et l'École des mines. — Études classiques. — Les Grecs et les Romains. — Un précurseur : Goubaux. — Nouvelles méthodes d'enseignement.

A première vue, Cliaplal ne rentre guère dans notre cadre du vieux Paris universitaire ; mais, par son passé, par ses services, il paraît déjà un ancêtre, II doit son origine a une très modeste institution, la pension Saint-Victor, fondée par un homme d'une très haute valeur, Gouhaux, qui y appliqua avec une grande sûreté de méthode des idées nouvelles et hardies alors sur l'éducation publique.

11 était frappé du désaccord entre l'enseignement classique donné dans les Écoles et l'esprit de la société moderne. L'humanité marchait de plus en plus vers l'industrie, le commerce, l'agriculture, les arts et les sciences appliquées, et l'Université restait figée dans le vieil enseignement classique, bon à faire des rhéteurs, des avocats, mais incapable de former un ingénieur, un chimiste; on faisait dans les cours parler les orateurs grecs ou romains, on construisait, à grand renfort de Gracias, des vers latins ineptes, on se creusait la tête à dire des choses modernes en périphrases antiques, mais on n'apprenait rien de ce qui pouvait vous armer pour la vie, ce combat perpétuel. Goubaux osa essayer l'enseignement professionnel; comme d'usage, il se heurta à la routine, aux partisans des vieilles méthodes : supprimer l'enseignement classique, c'était décapiter les intelligences, enlever toute base à l'enseignement, en un mot, matérialiser notre siècle et faire de l'or le seul but de la vie humaine ! Goubaux répondait : « La poésie tient-elle donc tout entière dans un cenlon de Virgile? N'y a-t-il pas d'autres exemples d'héroïsme que dans Plutarque? L'humanité

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