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2. Savoisy fut défendu par M= Guillaume Cousinol, honorable avocat au Parlement, qui fut depuis chancelier du duc d'Orléans.
L'arrêt fut prononcé à l'hôtel Sainl-Paul, « le roy y séant avec toutes personnes de son sang' » ; il prononça que la maison de Savoisy serait démolie, qu'il fournirait le fonds de cent livres de rente perpétuelle pour fonder cinq chapellenies « au prouffit de l'Université », qu'il payerait mille livres de dommages-intérêts aux blessés et mille livres à l'Université. Des peines corporelles furent prononcées contre trois de ses valets, Ferran Discal, Gillequin Lequeux et Gérard l'Autrusier, qui furent condamnés à être bannis après avoir été fouetlés par la main du bourreau, au carrefour Baudoyer, et fait amende honorable, « nuds en chemise, torche en main ». Quant au sire de Savoisy, Jiivénal des Ursins assure qu'il n'échappa à cette condamnation infamante qu'à cause de sa qualité de clerc.
Il fut banni.
(I L'exécution de l'arrêt, dit Félibien, fut poursuivie si vivement, tant la rancune de l'orgueilleuse et despotique Université était profonde, que le roi ne put sauver, et ce, en payant, de l'hôtel, qui était l'un des plus beaux du temps et qui fut démoli par les charpentiers du roi, à ras de terre, au son des trompettes et des fanfares, qui proclamaient la victoire de la Scolaslique^ que les galeries peintes à fresque, bâties contre les murailles de la ville*. »
« En 1405, l'illustre Monseigneur de Savoisy, voulant effacer la honte du traitement que lui avait infligé l'Université, dit le Laboureur, alla guerroyer victorieusement contre les Sarrasins. »
PROFESSE un DE MEDECINE