‹ Le Vignoble Français Et L'Afrique Du NordChapitre 11 sur 35 · LOUE ANS 200.000 7.040.000 191120. 68 2D0:0D · texte numérisé non relu

LOUE ANS 200.000 7.040.000 191120. 68 2D0:0D

Donc, malgré une crise très grave, malgré les attaques du phylloxéra, la production algérienne s’est accrue en dix ans de 70 °/, et 80 °/, de cette production est envoyé en France. Les débouchés étrangers sont minimes : 113.000 hectolitres en 1909,97.000 en 1910.

c) Le vignoble algérien actuel. — Il s’étend sur une zone de plus de 1.200 kilomètres de long sur 100 kilomètres de profondeur environ. Les conditions du climat et du sol diffèrent beaucoup, aussi les qualités de vin sont-elles très variables.

Dans le département d’Alger, on peut classer les vins en trois groupes : Plaine, coteaux, montagne.

Plaine : Vignobles de la Mitidja, Oued el Alleng, Marengo,Meurad,Beni-Mered,Reghaïa,Rouïba,etc….;

degré 10 à 11; extrait sec 20 à 28 grammes.

Ag

Coteaux : Vignobles du Sahel, centres importants à Kouba, Crescia, Cheragas, Douéra, Castiglione, Cherchell ; degré 10,5 à 12 ; extrait sec 20 à 25 grammes.

Montagne : Centres viticoles, Milianah, Médéab, Berronaghia ; degré 12 à 13 ; extrait sec 27 grammes.

Dans le département d'Oran, deux groupes : littoral et intérieur. Le littoral produit des vins recherchés du commerce, mais les vins de l’intérieur (Mascara, Tlemcen, Sidi-bel-Abbès) sont plus fins, plus fruités, plus robustes. Le phylloxéra fait de grands ravages dans le vignoble oranais. La reconstitution se poursuit avec les plants américains.

Dans le département de Constantine, le vignoble estreconstitué en grande partie, surtout dans la région de Philippeville. Deux groupes le constituent : le littoral, avec Bougie, Djijelli, Philippeville Bône, et l’intérieur avec Guelma, Constantine. Bône possède des vignobles à grand rendement dépassant 200 hectolitres à l’hectare, avec une teneur alcoolique de 9° à 10°.

La progression dans un avenir prochain semble probable, maintenant surtout que les perspectives sont plus favorables pour le viticulteur algérien. Les années 1910 et 1911, inégales pour le viticulteur français, ont été en Algérie des années de bonnes récoltes, et sous l’influence des prix élevés atteints sur le marché de la métropole, le mouvement de plantation

a repris avec une ardeur nouvelle.

DE

Le graphique suivant indique les surfaces plantées

en vignes pour chaque année depuis 1867.

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