‹ Le Vignoble Français Et L'Afrique Du NordChapitre 6 sur 35 · RS · texte numérisé non relu

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quent est l’anéantissement des récoltes voisines. Les fusées préconisées par M. le docteur Vidal, président de la Société agricole d'Hyères,ont donné des résultats intéressants. On attend beaucoup des Niagaras électriques, paragrêles à grand débit, inventés par MM. le général de Négrier et de Beauchamp, dont l’action est contraire à la formation de la grèle dans les nuages, et dont l'installation est d’ailleurs coûteuse. Mais il ne faut point trop regretter que des engins indispensables à tous les viticulteurs excèdent les moyens personnels de la plupart d’entre eux. Tout est bon qui les pousse vers la coopération.

8) Les maladies de la vigne. — Elles se divisent en maladies non parasitaires, parasitaires, et cryplogamiques.

Les maladies non parasitaires, dues à certaines circonstances atmosphériques et aussiaux vices organiques de la plante, affaiblie peut-être par les rendements excessifs que l’on exige d’elle, sont le rougeot, le folletage qui cause l’apoplexie de la vigne, la coulure ou millerandage, la chlorose ou jaunisse, le court noué et la brunissure.

Les maladies parasitaires doivent être distinguées en trois catégories, suivant qu'elles sont causées par les coléoptères, les lépidoptères, ou les hémiptères.

Les coléoptères comprennent: l’altise(altica ampelophaga) ou puce de la vigne, le molpe, appelé aussi

gribouri ou écrivain (adoxus vitis), le cigarreur ou

rites

cigarrier (rhynchitis betuleti) et enfin les hannetons et charançons. L’altise et le molpe sont les plus dangereux de ces insectes mais peuvent être facilement déterminés.

Les lépidoptères, très redoutables, comprennent la pyrale (tortrix pillerania) qu’on traite par l’ébouillantage et le clochage, la cochylis ou teigne de la grappe (cochylis roserana ou tortrix ambiguella), fort dangereuse, dont le traitement est coûteux et peu efficace, et qui a causé avec l’eudémis (eudemis botrana) les récoltes déficitaires de ces deux dernières années.

Les hémiptères comprennent la grisette de la vigne, punaise qui a ravagé cetteannée même le vignoble de Chablis, l’érinose (phytoptus nitis), petit acérien, les .cochenilles de la vigne, blanches, rouges, grises, et enfin le phylloxéra, observé pour la première fois dans le Gard en 1863, déterminé en 1868 par M. Planchon, professeur à l'Ecole d'Agriculture de Montpellier, et par lequel en 1888 les vignobles de 61 départements furent infectés.

Les maladies cryptogamiques sont très nombreuses. Nous nous bornerons à citer les plus redoutables d’entre elles : la pourriture grise, produite par le botrytis cinerea, le pourridié s’attaquant aux racines, et provenant de plusieurs cryptogames, l’anthracnose ou charbon de la vigne, due au maginia empelina, le

black-rot, très grave maladie, que donne la présence

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