‹ Le Vignoble Français Et L'Afrique Du NordChapitre 7 sur 35 · REC · texte numérisé non relu

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du guignardia biduelii, le rot blanc, s’attaquant aux grains et dû au coniothyrium diplodiella. Plus répandus, plus connus et plus redoutés encore sont le mildiou, qui est dû au peronospera viticola, qui s’attaque à la grappe et à la feuille, qu’on traite par le sulfate de cuivre, el l'oïdium, qui provient de l’erisyphe tucheri, que l’on combat avec le soufre, et qui, apparaissant dans notre vignoble vers le milieu du siècle dernier, réduisit en 1854 à dix millions d’hectolitres une récolte qui était en 1845 de quarante-cinq millions.

v Les maladies du vin. — Elles résultent, d’après Pasteur, « de la présence de végétations parasitaires microscopiques qui trouvent dans le vin des conditions favorables à leur développement et qui l’altèrent soit par soustraction de ce qu’elles lui enlèvent pour leur nourriture propre, soit principalement par la formation de nouveaux produits qui sont un etfet même de la multiplication de ces parasites dans le marc du vin ».

Trois catégories de ces maladies :

Les maladies dues à des ferments aérobies, dont les principales sont les maladies de la fleur et la piqûre ou acescence, dues toutes deux au micoderma aceti ;

Les maladies dues à des ferments anaëérobies, parmi lesquelles l’amertume, la graisse, la pousse, la tourne ;

Les maladies dues à des ferments solubles ou à des

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actions chimiques, dont la principale manifestation est la casse des vins.

Les opérations de vinification exigent du viticulteur les soins les plus attentifs et la connaissance exacte des réactions chimiques quiaccompagnent la fermentation des moûts. ;

En ce qui concerne le traitement des maladies que nous venons de signaler, l'emploi des levures et des produits chimiques a été déterminé limitativement par le législateur (loi du 11 juillet 1891 sur le plâtrage et loi du 1* avril 1905, complétée par le règlement d'administration publique du 3 septembre 1907, sur les manipulations permises et les doses tolérées des produits chimiques).

Signalons en passant de quelle utilité, pour les délicates opérations de la vinification, est l'institution de caves coopératives communales. La vinification en commun, minutieusement réglée et surveillée par des spécialistes, est appelée à donner d’excellents résultats. Le moindre ne sera pas la création d’un type de vin communal, connu du monde commercial et servant de base marchande. Nommons les associations coopératives de ce type créées dans le Midi à Maraussan, Marsillargues, Bessan, Lézignan d’Aude. L’essai le plus intéressant paraît être celui d’Alella, dans la Catalogne espagnole, qui est si voisine de notre Roussillon et de notre Languedoc par les mœurs, l'esprit,

les tendances. À Alella les règlements coopératifs

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embrassent les moindres détails de la fabrication du vin, depuis la cueillette inclusivement.

2° Conditions économiques de la production. — Le régime de la propriété est essentiellement individuel. Le propriétaire de vignobles emploie peu ou point le contrat de fermage ou de métayage, dont l’effet n’est pas toujours heureux, qui éloigne de la terre la surveillance personnelle et éclairée du maitre et quelquefois, par voie de conséquence, les capitaux nécessaires à une culture intense et à des travaux delonguehaleine.

La coopération est très insuffisamment connue et pratiquée. Il est pourtant très nécessaire que, pour les moyens de défense, l’achat, la vente, l'information» le crédit, etc..., l’action collective corrige l’action individuelle dans ce que celle-ci présente de défectueux, d’imparfait, de limité, tant au point de vue de l’intelligence qu’à celui des capitaux.

Les conditions du travail se sont précisées nettement à la suite des grèves qui ont marqué ces dernières années. Les ouvriers se sont groupés en syndicats communaux, s’adaptant ainsi avec souplesse aux conditions locales. Leur mouvement a provoqué le rapprochement des patrons. Un nouvel état de choses s’est donc créé, qui traverse en ce moment son àge ingrat. Mais ces premiers heurts et ces violences passagères ne doivent pas empècher d’espérer que les rapports du propriétaire et du travailleur agricole

s’améliorent,en attendant qu’ils soient réglées d’une

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