IV. — CONSEQUENCES TECHNIQUES ET SOCIALES
Ainsi il va falloir chaque année pendant dix ans, pour la seule reconstitution algérienne, 120 millions de plants. Est-on sûr de pouvoir les importer de la Métropole? Heureusement les champs de pieds-mères et les pépinières augmentent en nombre et en importance de jour en jour. Cette préparation exige une main-d’œuvie Spécialisée jusqu'ici assez peu nombreuse, mais que l’on doit pouvoir former sans trop de peine car elle est bien payée.
L’aire d'extension de la vigne n’étant pas indéfin.e, tant s’en faut, il est vraisemblable que les vignerons seront obligés de replanter la majorité du nouveau vignoble sur la parcelle ayant déjà porté la vigne. Mais l’avantage de planter sur des terres non fatiguées esi tel que, très certainement, de nombreux vignerons s’efforceront de gagner au vignoble des parcelles qui ne leur appartenaient pas. D’où des travaux de défrichement, de conditionnement, etc. qui peuvent dans une certaine mesure changer la contexture et la physionomie des domaines.
Bien d’autres considérations, d'ordre technique et plus encore social, seraient à présenter comme exprimant des faits et des situations découlant de la reconstitution. Nous nous bornerons à indiquer les principales de celles qui ont été ou seront présentées au cours des chapitres de ce travail : la possibilité de profiter de la reconstitution pour rétablir au moins partiellement dans leurs droits les viticulteurs lésés pour avoir appliqué sans retard l’amendement Brière; le souci de fixer à la terre des fils de colons ne pouvant plus rester sur le domaine paternel trop exigu; l’avantage d'associer au travail de direction de jour en jour plus scientifique, des jeunes préparés par des études sérieuses,
B. — Tunisie et Maroc