II — LE COMMERCE
Nous avons donné la définition du commerce des vins lorsque, parlant de la propriété, qui ne peut qu’exceptionnellement ajouter à sa tâche normale de production, nous avons dit que la répartition du vin produit exigeait des spécialistes, seuls capables de régler dans le cadre d’une législation compliquée la distribution d’un produit de valeur variable entre des régions et des catérogies d’acheteurs fort différents.
Le commerce des vins a été de tout temps et en tout pays fort délicat. On sait qu’il se subdivise en gros, demi-gros et détail; cette cascade de répartiteurs étant sans doute nécessaire puisqu'elle existe partout, mais grevant de frais élevés la bouteille qui finit par se placer sur la table du consommateur.
Ce qu’il y a lieu d’ajouter c’est que beaucoup de commerçants
ont utilisé leur bénéfice en achetant des domaines viticoles; et c'est ainsi qu'en certaines régions nord-africaines des rapports étroits, liens de famille, relations anciennes, connexion d'intérêts existent entre les milieux de production et les milieux commerciaux. On peut trouver des exemples de ces rapports dans les départements d'Alger et de Constantine, en Tunisie et au Maroc; mais c’est en Oranie qu'ils sont nombreux et puissants.