‹ Le Vignoble Nord-AfricainChapitre 141 sur 216 · II. — LE PROBLEME DE LA FUTAILLE · texte numérisé non relu

II. — LE PROBLEME DE LA FUTAILLE

On a déjà noté (4) que s’il faudra toujours des fûts de vieux bois (chêne, chataîgnier, etc.), leur emploi se rétrécit, au profit des récipients métalliques (cuves, citernes, containers, etc.), que vident ou emplissent des canalisations fixes ou volantes.

L'emploi de ces récipients et de ces conduites d’une part Simplifie les opérations de passage d’un contenant dans l’autre, d'autre part, rend moins indispensables les services d’une corporation, s’amenuisant de jour en jour, celle &es tonneliers.

Il n’en demeure pas moins et on l’a souligné, que les jours peuvent revenir au cours desquels le problème de la futaille se poserait avec la même acuité qu’en 1940-44, et le problème se poserait aussi pour les wagons-foudres de bois ou métalliques, pour Îles cales des bateaux, etc., la pénurie des moyens de transport, tout juste suffisants en temps normal, seraît durement ressentie lorsque les précautions à prendre en temps d’hostilité, accroîtraient la durée de rotation des trains et des cargos.

Les firmes prévoyantes doivent donc, plutôt que de vendre, tentées par les hauts prix, leur matériel, accumuler patiemment les récipients de toutes sortes. Et dans les programmes dressés par les comités qui veillent à la formation d’une main-d'œuvre éclairée, nous serions heureux de voir figurer des cours d’apprentissage pour tonneliers.

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