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IV. — DES CHARGES FRAPPANT LES PRODUITS DU VIGNOBLE

Ces charges se divisent en deux catégories :

1° Les impôts licites : ce sont tous les droits prévus par le Code du vin, les règlements spéciaux, auxquels s'ajoutent ies taxes locales, aes péages, etc.

2° Les charges illicites : ce sont les vols, hélas trop fréquents dans les chaïis, sur les quais, à bord des paquebots, durant les transports en chemins de fer.

Avec les premiers nous sommes dans le domaine purement fiscal, il appartient à l'Etat et à l’Etat seul de déterminer les limites dans lesquelles il pourrait procéder à des Gégrèvements. Sur les vins l’abaissement des tarifs ne pourrait être qu’assez faible; sur les alcools, il pourrait être considérable. Mais peut-on fonder beaucoup d'espoir sur l’adoption d’une telle mesure alors que le Ministère des Finances compte tout spécialement pour équilibrer le budget sur les impôts frappant le tabac, les alcools, etc.

Quant aux pertes en cours de transport, si nous excluons les avaries normales qui sont proprement des risques professionnels et que les commerçants doivent légitimement faire entrer en ligne de compte dans leurs calculs, si nous nous en tenons aux vols, qui. ont atteint ces derniers temps des proportions extravagantes, reconnaissons que leur répression n’incombe qu’en partie à l'Etat. Ils sont pour une large part la conséquence de ce mal général qu’on dénomme la « crise de l’autorité ». Si les divers entrepreneurs de transport,” du commandant de navire à son bord au chef de gare dans ses entrepôts, se montraient plus sévères, il y aurait moins de fûts vidés d’une partie de leur contenu.

Certes, s’il est question de diminuer les marges commerciales, les intermédiaires de tous orûres s’écrieront : que l'Etat nous donne l'exemple en diminuant les axes et impôts. Et demander au capitaine d’un cargo, à un chef de train, à un contremaître de dockers de se montrer ferme, attirera très certainement cette réponse : que les agents de police et que les douaniers fassent leur métier. Mais ce ne sont pas des imprécations réciproques qui rendront aux propriétaires successifs les 33 % du vin qui manquaient sur la récente expédition d’une importante maison d’Alger.

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