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CHAPITRE XV

Orientation à donner a la Viticulture Nord-Âfricaine

Ayant étudié chacun des trois vignobles nord-africains en luimême, puis les ayant campés l’un face à l’autre, enfin les ayant intégrés dans l’ensemble de la production, de la consommation et des échanges mondiaux, nous avons pu aborder avec de suffisantes données à la base de la discussion, l’épineux problème des prix. Reste à traiter la seconde des questions délicates, à laquelle nous avons dit qu’il faut fournir réponse : quelle orientation doit-on donner à la viticulture nord-africaine?

Nous nous proposons de rechercher tout d’abord (section A) ce qu'il est possible et ce qu’il est impossible de faire. Et ayant exposé les conclusions auxquelles nous conduit cette recherche, nous aurions rempli notre tâche, si nous avions écrit il y a deux ou trois ans.

Mais depuis 1947, la conjoncture économique s’est modifiée en Afrique du Nord comme en Métropole. Un fait capital s’est produit que nous avons signalé au début même de ce travail, à la toute première phrase de l'introduction, toutes les questions. viticoles passent du plan national au plan international.

Des unions douanières sont en voie de réalisation qui engloberont l'Afrique du Nord. Et la concurrence étrangère, à iaquelle on n’eùt guère pensé, il y a encore deux ans, peut incessamment devenir fait réel. Cette concurrence peut revêtir deux formes : ou opposer en Afrique du Nord même, au vin, aux alcools, etc. élaborés sur place, des produits venant de pays étrangers; ou proposer au consommateur nord-africain de nouvelles boissons pouvant supplanter le vin, les alcools, etc.

Nous sommes ainsi dans l’obligation d'envisager ces éventualités; et ce sera la matière de la section B.

À. — Les Possibilités et les Impossibilités

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