‹ Le Vignoble Nord-AfricainChapitre 60 sur 216 · ANS EDEN · texte numérisé non relu

ANS EDEN

Ce tableau nous permet de faire les constatations suivantes : 1° Hectares en production. — Le maximum est atteint pour

l’ensemble de l'Algérie en 1935 avec 399.407 hectares, ce qui

explique que l’on dise couramment « le plafond de la plantation algérienne a été de 400.000 hectares ».

Alger a dépassé les 100.000 hectares en 1931 avec 105.768 et établi son record en 1935 avec 124.596 hectares.

Oran a dépassé les 200.000 hectares en 1932 avec 211.002, et €tabli son record en 1938 avec 258.695 hectares.

Constantine a culminé en 1935 avec 25.762 hectares.

2° Production en hectolitres. — L'Algérie atteint le sommet en 1934 avec 22.061.289 hectolitres.

Le record d'Alger est en 1934, soit 9.203.665. Même année à Oran avec 10.915.576 hectolitres. A Constantine le maximum, 2.062.860, est en 1938.

3° Rendements à l’hectare. — L'Algérie en son entier culmine à 56,90 en 1934, Alger à 75,03 en 1934, Oran en 1938 à 48,27 et Constantine la même année à 86,17 (6).

Si nous rapprochons des maxima qui viennent d’être énumérés les chiffres de 1946 et de 1947, nous constatons la profondeur du trou béant ouvert dans la production de chaque province algérienne. Si nous représentons par 100 les chiffres records obtenus de 1934 à 1938, nous constatons que :

La superficie du vignoble d’Alger en 1946-47 n’est plus que de 80 %, celle d'Oran 89 %, celle de Constantine 84 %.

La production du vignoble d'Alger en 1946-47 n’est plus que de 36 %, celle d'Oran de 36,5 %, celle de Constantine de 31 %.

Le rendement à lhectare d'Alger n’est plus que les 45 % du record, celui d'Oran 38 %, celui de Constantine 35 %.

Toutes les régions sont touchées à peu près de la même manière.

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