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L ECOLE DE VILLAGE

Dessiné sous la direction de Rétif de la Bretonne) ( Le maître d'école de Nitry, le jour de la rentrée en classe, faisant l'vxamen de la conduite de ses écoliers pendant les vacances. Edme Rétif, père de Rétif de la Bretonne, est le premier des enfants à gauche. « Soyons bons, mes enfants... •. Note de Rctif de la Bretonne. (Extrait de la Vie de mon père.

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peu sur la paresse, la nonchalance ; si quelqu'une avait fait pis, il la reprenait en particulier.

Ce bon maître est à présent dans le sein de Dieu, avec le sage prêtre qui avait su le choisir. II fallait voir comme étaient alors les hommes à Nitry ! on en reconnaît les restes parmi nous ; mais ils commencent à devenir rares. La pureté même du langage, qui distingue ce bourg de tous les environs et qui n'a souffert que peu d'atteinte depuis eux, est due à l'instruction qu'ils rendaient commune. Cette pureté était l'image de celle des moeurs qu'ils s'efforçaient de faire fleurir.

« Quepensez-vousque nous donnions par mois à ce bon maître ? (Car nous n'avions jamais eu ici, comme en certains endroits, d'écoles gratuites.) Trois sous par mois, quand on n'écrivait pas encore, et cinq sous pour les écrivains.

« Voilà quel était le prix de ses soins paternels : salaire qu'il ne demandait jamais, et que quelques pères ont eut l'inhumanité de ne jamais lui payer pour leurs enfants ; la Communauté y ajoutait quinze bichets de froment et quinze d'orge par année ; ce qui pouvait alors valoir une somme de soixante-dix à soixante-douze livres. Ainsi l'honnête homme avait à peine de quoi vivre, et jamais il ne se plaignait. »

Voilà ce que mon digne père nous a répété cent fois dans notre enfance, en payant un tribut de larmes à son vertueux instituteur.

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