SALUTARIS HOSTIA
Confident subtil des mystiques hystéries, L’encens, dans le silence et la moiteur du soir, Chuchote, seulement aux ors de l’ostensoir, Le rut spirituel des vierges chairs flétries.
La nef enténébrée, où la foi vint s’asseoir, Exalte le mystère au chœur des rêveries,
Et l’hostie irrorée, emmi ses pierreries Dévêtant le symbole, aux vœux de l’encensoir
« Vois ma chair et mon sang, dit-elle ; bois et mange A mon divin corps d’homme, âme, et tu seras ange C’est alors qu’en l’espace élargi du lieu saint,
Coupant les oraisons brûlantes des ascètes,
Se taisent, mariés à des plaintes discrètes,
De gros baisers comme d’enfant-jésus au sein.